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Marc Blanchard, journaliste au Nouveau courrier d’Abidjan, passe des journées difficiles au Cameroun depuis samedi dernier. Ce dernier se dit traqué par des agents de la direction de la sécurité territoriale (Dst), qui le confondraient à Koné Katinan, ancien ministre du budget de Laurent Gbgabo et actuel porte-parole de l’ex chef d’Etat ivoirien. Tout est parti d’une annonce vendredi soir de la radio télévision ivoirienne (Rti) de l’arrestation de Koné Katinan au Cameroun. L’annonce est reprise en boucle depuis samedi par une grande majorité de la presse ivoirienne. C’est alors que Marc Blanchard décide de prendre attache avec ses contacts camerounais. D’après l’article paru dans l’édition du Nouveau courrier d’hier, ce fût d’abord avec le commissaire Mekoukou de la Dst, qui dément l’information, puis plus tard auprès du ministre de la Communication, Issa Tchiroma Bakary, qui parle d’une «rumeur». C’est après avoir bouclé son enquête que les problèmes s’enchaînent. D’après ses dires, «dans la nuit de samedi, il est contacté par le commissaire Mekoukou de la Dst qui veut le convaincre de venir rester à la Dst, parce qu’il y a des gens qui veulent porter atteinte à sa sécurité. Ce qu’il va refuser. Le lendemain, de 23h à 23h40, des personnes viendront frapper brutalement chez lui au quartier Tsinga.
Mais il n’ouvrira pas. Il passera d’ailleurs la nuit de dimanche à la belle étoile au bas d’un immeuble au marché central». Marc Blanchard affirme ne plus être en sécurité au Cameroun malgré qu’il soit sous protection du haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (Hcr). En février dernier, il avait également été arrêté par la Dst au 8ème étage de l’hôtel Hilton à l’occasion de la dédicace du dernier ouvrage de charles Onana, «Coup d’Etat à Abidjan». Il avait subi à cet effet plusieurs jours d’interrogatoire. A cette époque déjà, les autorités camerounaises l’avaient confondu à Koné Katinan.
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