Javascript Tabs Menu by Deluxe-Tabs.com
Dernière mise à jour: 19-Jun-2013 - 19h17
Recherche:    Web CIN      By
809 visiteurs en ligne
Douala-interdiction des motos-taxi: Prolifération de l’insécurité
Click to jump to 'La Nouvelle Expression'
DOUALA - 20 Juin 2012
© Frank William Batchou | La Nouvelle Expression
 5 Réactions
Depuis l’interdiction de circulation des motos dans certaines artères de la ville de Douala, les populations craignent au retour des agressions dans les taxis la nuit
 E-Mail  Imprimer  Réagir Bookmark and Share
Il est un peu plus de deux heures du matin ce 19 juin 2012. Douala baigne dans un silence de cimetière. Comme un muezzin appelant les fidèles au minaret, un cri alerte retenti dans le ciel. Brisant au passage le calme paisible de cette nuit. Probablement un nouveau décès dans cette zone. Que non. C’est un cri de femme provenant d’un taxi jaune roulant à vive allure en direction du lieu dit carrefour Ecole publique. Tel sur un circuit fermé de rallye-auto, la voiture fait un quart de tour au niveau du rond-point. La portière s’ouvre brusquement. Une femme est propulsée violemment sur la chaussée. Et la voiture poursuit sa course en direction de grand moulin. Visiblement âgée d’une trentaine d’année, elle est fond en sanglot. Que faisait-elle dehors à une heure pareille? «Je reviens de Bonapriso chez mon ami. J’ai emprunté ce taxi parce qu’il n’y avait pas de moto. C’est en cours de route que les passagers ont sorti le couteau me demandant de donner tout ce que j’avais sur moi», écoute-t-on péniblement. Sa voix étant noyée dans ses sanglots.

Le scenario de cette agression s’est déroulé de manière propre. « Le chauffeur était seul dans le taxi quand j’entrai au niveau la pharmacie Njo-Njo à Bonapriso. C’est en ressortant à Bali que les trois autres passagers sont entrés dans le véhicule, l’un après l’autre. Je ne pouvais pas imaginer que c’était des bandits. D’habitude, j’emprunte la moto. Depuis que les motos sont interdites là bas, je suis obligé d’emprunter le taxi. Ils ont mon argent, vingt milles francs, mes bijoux, mes deux portables mon sac et ma chaussure », raconte-t-elle. Des âmes sensibles à son chagrin lui ont remis de l’argent pour emprunter finalement une moto afin de retourner chez elle à Bepanda. D’après Hugo, un des noctambules, cette agression est la deuxième qu’il enregistre depuis le 12 juin 2012, date-butoir de la circulation des motos à Bonapriso, Koumassi, Bali, Deïdo et Bonanjo. « Le premier cas s’est déroulé vendredi dernier (15 juin 2012, Ndlr), au niveau du parc des princes à Bali aux environs de minuit. Je me demande bien où étaient les hommes en tenue sensés rester pour empêcher les benskineurs s’ils venaient à manifester. Après on dira que les gens sont protégés », s’indigne-t-il.

Comme Hugo, plusieurs personnes rencontrées hier dans la ville de Douala, craignent du retour de l’insécurité dans les taxis. «Il est vrai qu’on n’était pas épargné avec les conducteurs de moto. Seulement, on courait moins de risque que dans le taxi la nuit. Je pense que le moment est encore venu pour ses braqueurs de reprendre leur acte dans les taxis», souligne Marthe Ebenye, employé dans une société de la place. Et Victor Tchameni de poursuivre: «Quand je finissais mon boulot à minuit ou une heure du matin, j’empruntais la moto qui me laissais à la maison directement. Maintenant, il faut attendre un taxi qui ne fait pas pareil parce que ne pouvant pas entrer au quartier et c’est aussi dangereux». Surtout que plusieurs taximen aujourd’hui n’ont plus de badge accroché dans leur véhicule. Ils parlent d’un problème de mauvaise gestion des personnes gérant leur différent syndicat. Un manquement qui laisse le libre accès aux hommes sans foi ni loi dans le milieu. Et c’est la population qui paye les frais.

Rédaction de Cameroon-Info.Net
© 2000-2013 Cameroon-Info.Net [ Hits: 2882 Réactions: 5 Transferts: 0 ]
Publicite

 5 Réactions
 E-Mail  Imprimer  Réagir Bookmark and Share
Featured Stories...


P U B L I C I T E

Copyright  ©  2000 - 2009  Cameroon-Info.Net. Tous Droits Réservés.