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A partir de ce mercredi 27 juin2012, et ce jusqu'au 29, les ministères des Transports et celui du Commerce organisent conjointement à Yaoundé, un forum sur «le passage des marchandises au port de Douala». L'objectif est de rechercher des solutions aux divers problèmes que posent les dédouanements, le transport des marchandises dans les corridors Cameroun-Tchad et Cameroun-Rca. A première vue, cette initiative ministérielle semble normale dans l'harmonisation des activités de nos administrations publiques liées à ce processus que sont entre autres, le Conseil national des Chargeurs du Cameroun (CNCC), le Guichet Unique pour le Commerce extérieur (Guce), le Port Autonome de Douala (Pad), la Direction générale des douanes, etc.
Seulement, ce genre de séminaire est régulièrement organisé par la direction générale des Douanes qui elle, dépend du ministère des Finances. Cette dernière institution semble n'avoir pas été associée à ce forum. Du coup cela pose le problème de savoir qui fait quoi sur les places portuaires du Cameroun.
Dans un mois, notamment les 25 et 26 juillet 2012, le CNCC organisera une séance de formation des opérateurs économiques sur le thème «la réduction des délais et des coûts de passage au port de Douala». Un cadre du CNCC nous explique que cette session de formation «vise à donner aux opérateurs, des informations sur les différents points de passage des marchandises d'une part; d'autre part, à permettre auxdits opérateurs de pouvoir enlever ces marchandises au bout de 5 jours, évitant ainsi le paiement des amendes et autres pénalités dont la taxation commence le 11ième jour». Comme l'opérateur économique ne cherche pas à perdre mais à gagner de l'argent, «c'est le commerçant et le consommateur qui supportent en payant chère les marchandises enlevées», conclut notre source.
Interférences
C'est le même discours que nous tient un inspecteur des Douanes en service au secteur Littoral I. A la question de savoir s'ils ne constatent pas des interférences dans leurs actions, les deux sources répondent par la négative. Pour l'inspecteur des douanes, «notre mission est de protéger l'espace économique du pays en veillant non seulement au contrôle de tout ce qui entre au Cameroun, mais également en y prélevant certaines taxes».
Le cadre du CNCC rappelle lui aussi quelques missions dévolues à son institution en précisant que «le CNCC a un rôle beaucoup plus formateur des acteurs ». Mais aussi, certains de ses objectifs se déclinent ainsi qu'il suit: «assister les chargeurs par la constitution des dossiers; d'œuvrer à la facilitation et à la simplification des procédures en transport et commerce international (à cet égard, le CNCC gère le guichet unique des opérations du commerce extérieur); d'examiner tous les problèmes techniques, juridiques, et économiques liés au fret, pour trouver des solutions adéquates». Il ajoute que «normalement, c'est le CNCC qui devrait délivrer les documents de route des transporteurs, et les contrôler jusqu'à leurs destinations finales».
A bien regarder, il s'avère que nos administrations publiques des places portuaires se retrouvent à faire les mêmes choses. Ce qui confirme les interférences que nous observons à travers l'organisation des rencontres auxquelles nous faisons allusion.
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