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Lors de son conseil d'administration du 22 juin dernier, la Ligue de football professionnel du Cameroun -Lfpc- a à nouveau marqué un temps d'arrêt sur le poste de premier vice-président. Il fait en effet l'objet d'une vive polémique au sein de l'instance dirigeante de la Ligue et chez de nombreux dirigeants du football camerounais, du point de vue de sa législation.
Des sources proches de la Ligue indiquent que: «lors du Conseil d'administration de la Ligue vendredi dernier, la question sur le poste de vice-président n'a pas fait partie des résolutions finales du fait de l'entendement des dispositions statutaires qui laissent apparaitre une inadéquation entre ce qui est écrit et ce que l'on applique», confie-t-elle sous anonymat.
Dans le fond, il se pose la question de la légitimité de Faustin Domkeu qui occupe plus ou moins actuellement ce poste de premier vice-président de la Lfpc. Or, selon les dispositions statutaires de la Ligue, l'actuel président de New Star a perdu sa légitimité. «Le Conseil d'administration de la semaine dernière consistait également à constater la perte de qualité de Faustin Domkeu qui ne peut plus siéger au sein du Conseil en qualité de président, mais plutôt comme observateur», nous fait savoir une autre source ayant pris part aux travaux.
Le problème Domkeu
Le concerné est certes président de New Star de Douala qui, quoiqu'évoluant en MTN Elite One, ne fait pas partie des huit clubs de première et deuxième divisions qui compose le Conseil d'administration de la Ligue. Il est essentiellement composé des clubs choisis à la genèse de la Lfpc selon le critère d'ancienneté (Canon de Yaoundé et Union de Douala), de jeunesse du club (Coton sport de Garoua) et d'équilibre régional (Njalla Quan pour le Sud-Ouest, Young sport Academy pour le Nord-Ouest, Tonnerre pour Centre, Fovu pour l'Ouest et Santos de Nkoza pour le Nord).
Par conséquent, les postes de premier et deuxième vice-présidents reviennent aux deux équipes dites «mythiques», d'où l'urgence de l'application de l'article 82 du statut particulier de la Ligue pour rétablir l'ordre dans la «maison». Cet article dispose en d'autres termes que le président de la Fédération camerounaise de football, instance suprême du football, doit nommer un membre de la Ligue choisi parmi les huit clubs présents au sein du Conseil d'administration.
Lors du Conseil d'administration du 22 juin dernier, pour pallier à ces incessants débats, le Conseil des huit s'est réuni à huis clos pour «adopter une position commune sur la question», ajoute notre informateur. D'autres nouvelles révèlent par contre que l'ancien dirigeant de l'Union sportive de Douala a reconnu son manque de légitimité et, «a demandé à partir avec les honneurs en déposant sa démission sur la table de la Ligue dans les prochains jours», un peu comme l'avait fait Célestin Bombok après son éviction du Canon sportif de Yaoundé. L'actuel président de Cosmos FC de Bafia occupait alors la fonction de premier deuxième vice-président.
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