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De nombreux commerçants se sont de nouveau installés sur la voie publique hier dès réouverture du marché.
Les activités commerciales ont repris hier au marché Mokolo. Celles-ci interviennent après une interruption d'une semaine sous les ordres de Jean Claude Tsila, préfet du département du Mfoundi. Pour cet administrateur civil, il était question de résoudre le problème de désordre urbain ambiant de ce côté de la ville. Un «incivisme» qui a été à l'occasion des échauffourées entre forces de l'ordre et commerçants. Mais, malgré cette fermeture à la quelle se sont ajoutés, une réunion tenue entre le comité départemental de lutte contre le désordre urbain et ces commerçants, la nomination du superviseur général et les superviseurs de secteurs en ajoutant le vote des chefs secteurs apparemment, rien n'a changé. Ils étaient encore nombreux à avoir de nouveaux investis la chaussée et les trottoirs du marché Mokolo.
Hier, il était à nouveau quasiment impossible de se rendre du côté de Mokolo.
Les habituels bouchons étaient de retour. Le marché était de nouveau ouvert sauf que, les commerçants n'étaient pas toujours fixés sur leur sort. Les emplacements selon les secteurs d’activités n'étaient pas encore délimités par conséquent, vendeurs et «sauveteurs» reprenaient leur place habituelle. On pouvait donc voir, sacs à mains, vêtements, chaussures, oignons et tomates vendus sur un même espace comme s’en était le cas au lieu dit «Mokolo sapeurs».Une situation que le délégué du gouvernement auprès de la communauté urbaine de Yaoundé Gilbert Tsimi Evouna promettait d’y mettre fin. On a d'ailleurs assisté à une descente musclée des agents de la communauté urbaine de Yaoundé, emportant avec eux de nombreuses marchandises que certains disaient avoir récupérer monnayant quelques francs.
«Si le marché a été rouvert, c’est pour que les activités se poursuivent, pourquoi nous pourchassent-ils s’ils sont eux même conscients qu’ils n’ont rien résolu jusqu’ici», s’interrogeait un marchand à qui son étale venait d’être saccagé. «Ils ont fermé le marché avec pour raison de résoudre le problème de désordre urbain. C’est vrai. Mais aujourd'hui lors de la réouverture, ils ne nous donnent pas d'espaces convenables s'ils ne voulaient pas que nous revenions sur la chaussée, il nous aurait recasé. Ou encore ils laissaient le marché fermé» surenchérissait Magloire Antoine Mendouga.
Jusqu’à ce que le délégué du gouvernement et sa suite arrivent dans l’après midi d’hier, les vendeurs à la sauvette de Mokolo savaient que, cinq hangars consacrés à leur recasement étaient construits. Alors que l’on s’interrogeait encore, comment plus de 20.000 «sauveteurs» se feront recaser sur cinq hangars de 100 places chacun, Gilbert Tsimi Evouna a plutôt annoncé que seuls trois de ces cinq hangars seront consacrés à ces commerçants «que ceux qui pourront s’installer le fassent. Les autres, s’il y a plus d’espace, qu’ils attendent» avait-il conclut.
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