|
Selon Gilbert Tsimi Evouna, dans tous les marchés de Yaoundé, des espaces seront aménagés pour des vendeurs à la sauvette. Ces derniers débourseront la somme 1500 Frs. Cfa par mois, 1000 Frs. iront à la communauté urbaine, et 500 Frs dans la caisse de l'association des vendeurs à la sauvette. Déclaration faite hier lors de l'installation des superviseurs et chefs des différents secteurs du marché Mokolo à Yaoundé.
C'était en présence du préfet du département du Mfoundi, Jean-Claude Tsila, et par ailleurs président du Comité départemental de lutte contre le désordre urbain. Il s'agit entre autres du superviseur général du marché, Anicet Ngaba; de Robert Criaud Edjembi pour le secteur Bouquinerie et papeterie; de Calvin Olongo Ndjana pour celui des commerçants de la gare routière de Yaoundé Ouest; de Véronique Mopi Ngapo pour l'Electronique, électroménager et petite quincaillerie; de Zaccharie Njifoualou Mbenmoun en boucherie, poissonnerie et charcuterie; et de Blanchard Ngatchou Nkeudingheu pour les petits métiers.
La zone cinq, réservée aux vendeurs à la sauvette a abrité la cérémonie d'installation. Cet espace commercial ne peut malheureusement pas encore être occupé, pour cause des travaux qui se poursuivent encore. Ainsi, contrairement aux dires du délégué du Gouvernement jeudi dernier lors de la réouverture du marché, les vendeurs à la sauvette doivent encore attendre, le temps que cet espace soit bien aménagé. «Ce n'est qu'à la fin des travaux que nous pourrons installer nos commerçants. Néanmoins, certains sont déjà dans le marché, et se baladent avec leurs marchandises à la main», explique le chef secteur Habillement.
Certains commerçants du secteur ci-dessus cité pensent que le délégué du Gouvernement n'a encore rien fait pour eux. «Il n'y a même pas eu un début de solution pour les vendeurs à la sauvette. Le délégué du gouvernement fait de la mascarade. Vous imaginez qu'on veut caser 400 personnes sur plus de 24 000 vendeurs à la sauvette que compte le marché Mokolo? La réponse qu'il trouve à nous donner est que la vie appartient aux patients», se plaint André Fotso. Un autre vendeur de cette zone pense que les pouvoirs publics doivent permettre que certains installent sur les allées dans le marché, en attendant de leur trouver un site de recasement.
|