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La nouvelle a presque ému les usagers du ministère de Finances (Minfi), R6. Ce 12 juillet 2012, une décision du président de la République, chef des armées y a mis les agents en mouvement pour le paiement 35 400 725 (Trente cinq millions quatre cent mille sept cent vingt cinq) Fcfa pour l’aménagement de la prison secondaire de Yaoundé VI. Le lieu de détention d’Edzoa Titus, Michel T. Atangana, Marafa Hamidou Yaya, Yves Michel Fotso, Abah Abah, Ondong Ndong et autres Joseph Edou. En un tour de bras, le dossier a été soumis à toutes les formalités de contrôle de conformité, entre le Sed et le Minfi.
La lecture de la pièce comptable garantissant une réserve de crédit, communément appelé carton soumis au R6 atteste que sur déblocage spécial du chef des armées, le Minfi est tenu de payer cette somme d’argent à un prestataire qui a engagé des travaux sur le site de la prison secondaire de Yaoundé VI. D’après des informations recoupées à bonnes sources, cet ordre de dépense spécial vient à la suite de plusieurs autres qu’aurait déjà diligentés le Sed dans le cadre de l’aménagement des cellules des « Eperviables ». Les mêmes sources soulignent qu’en dehors de la construction de nouvelles cellules, il est également question d’installer dans les loges du trio Marafa, Fotso et Abah Abah, du matériel de climatisation et autres meubles.
Une descente in situ permet d’établir qu’au Sed, des travaux d’aménagement sont réalisées au niveau du service central de la recherche judiciaire. Le lieu où sont détenus Marafa, Fotso et Abah Abah. Quelques indiscrétions glanées dans l’entourage des manœuvres préposés aux travaux, font état d’aménagements effectifs des cellules des détenus suscités, mais aussi de nouvelles cellules qui pourraient héberger d’autres personnalités du même acabit venus d’autres pénitenciers.
Seulement, de nombreux observateurs ne comprennent que très peu, que les travaux de la prison secondaire de Yaoundé VI, placée sous l’autorité du régisseur de la prison centrale de Kondengui soient suivis par le secrétaire d’Etat à la Défense. Une opinion que relativisent quelques officiers de la gendarmerie nationale qui estiment que le Sed étant « un camp militaire », il est impossible que ce soit le régisseur de Kondengui qui vienne y suivre des travaux. Car, les geôliers du Sed sont des gendarmes plutôt que des gardiens de prison ordinaires. De plus, en dehors de la visite du secrétaire d’Etat chargé de l’Administration pénitentiaire au mois de juin, on n’a pas beaucoup vu les représentants de cette administration dans le coin. L’autre débat porte sur les coûts visiblement élevés de ces aménagements au moment où une opinion respectable se fait l’écho des yeux doux de Yaoundé à Marafa.
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