Les accusés poursuivis dans l’affaire du bébé volé à l’hôpital gynéco obstétrique de Ngousso à Yaoundé ont comparu hier jeudi 26 juillet 2012 devant la chambre criminelle du tribunal de grande instance du Mfoundi à Yaoundé. Il s’agit de Alabi Ngbwa Jocelyne ; Ndjandja Pamen Cyrano Rouvier, Abialina Charles, Zoua Martin.
Doo Anderson Sama inculpé de complicité d’enlèvement aggravé n’a pas comparu.la partie civile Vanessa Tchatchou était présente assistée de son conseil maître Méli. Le président de la collégialité Schlick Gilbert président du Tgi était entouré des magistrats Noah Joseph Vincent de Paul et Aoudou. Cette procédure a été programmée dans la même salle que le procès de Marafa Hamidou Yaya. Raison pour laquelle un renfort de sécurité exceptionnel a été déployé tout autour du palais de justice. L’accès au palais de justice était filtré, avec des éléments mixtes de la police, de la gendarmerie et des gardiens de prison.
Des consignes ont été données pour qu’il n’y ait plus foule comme la semaine dernière. L’opération de lutte contre la formation d’une foule compacte de population autour du palais de justice a réussi car cette fois à la différence de la dernière audience la rue est restée dégagée, ainsi que l’extérieur de la grande salle d’audience. C’est dans une salle pleine à craquer que l’audience a démarré à 12h 30 minutes. Le président a laissé la parole à la greffière audiencière pour lire la prévention concernant chacun des accusés.
Par la suite il a procédé aux vérifications d’usage notamment aux formalités préliminaires qui consistent à s’assurer que tous les accusés sont assistés comme l’exige la loi en matière pénale. Aucun des accusés n’ayant de conseil, le président Schlick a procédé à la désignation d’office pour permettre à chaque accusé d’être assisté. La cause a été renvoyée au 16 août 2012 pour permettre aux conseils commis d’office de prendre connaissance du dossier de procédure.
En marge de l’audience, nous avons approché Me Méli, le conseil de la partie civile. À l’étonnement des observateurs face à la jeunesse des accusés, le conseil a dit qu’il avait longtemps pensé à une mise en scène qui s’est vérifiée avec l’ordonnance de renvoi qui n’a repris que les éléments de l’enquête. Et pour conclure Me Méli n’est pas passé par quatre chemins pour dire que « les accusés qu’on a retenus et qui comparaissent n’ont rien à voir avec la présente cause »…
L’énigme de cette procédure, c’est qu’un enfant disparait dans une formation hospitalière, la plainte diligentée disparait alors que le premier président de la cour suprême a désigné une collégialité pour juger les mis en cause ; maintenant cette collégialité aura à juger des personnes autres que ceux sur qui a porté la plainte de la partie civile. Rendez-vous au 16 août 2012.