
Station Tradex - Ebolowa
Photo: © Cameroon-Info.Net
Elle a réuni le ministre du Travail et de la Sécurité Sociale (Mintss) et les partenaires sociaux, dont les représentants des syndicats dans la salle des conférences du Mintss. D'entrée de jeu, Grégoire Owona a été clair: «
il n'y a plus débat sur la hausse du prix du carburant au Cameroun». Le sujet, a-t-il rappelé, a été tranché depuis le 24 juillet, date à laquelle le Premier Ministre a, au cours d'une réunion similaire à celle d'hier tenue dans ses services, informé l'assistance que l'augmentation à la pompe était inéluctable. Principale raison: le gouvernement se sent asphyxié par le poids de La subvention du carburant: 323 milliards de Fcfa en 2011; 400 milliards en 2012.
Tout en décidant de l'augmentation du prix de «l'or noir», le gouvernement est en train d'explorer les stratégies d'accompagnement pour adoucir la pilule. Des idées sont alors jetées pêle-mêle: le maintien des prix du pétrole lampant et du gaz domestique, la réduction de l'impôt libératoire pour les taxis, la réduction des frais de stationnement, l'allègement des barrages routiers sur les tronçons desservant l'acheminement des vivres, etc.
La réunion d'hier avait pour objectif de permettre aux mouvements syndicaux de compléter les propositions afin que le moment venu, on en tienne compte. Le ministre a saisi l'occasion pour faire une mise au point, pour lever toute équivoque: «
le gouvernement n'agit pas sous pression». Grégoire Owona faisait ainsi allusion à toutes sortes de récupération faites autour de la future augmentation du carburant. Le gouvernement est préoccupé, a ajouté le ministre, à chercher des solutions socio-économiques à un problème économique. L'heure n'est donc pas à la diversion.
Dans leurs prises de paroles, beaucoup de syndicalistes ont soutenu la position du gouvernement, apportant des propositions concrètes.