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«L’entreprise mène normalement ses activités. Les employés travaillent, le climat est serein. Aujourd'hui, les salariés ont bien conscience qu'il faut œuvrer pour que la compagnie soit rayonnante». Les propos de Yolande Bodiong, Public relations et Corporate communications manager à Camair-Co, se veulent rassurants. En effet, après l'appel à candidatures pour le poste de Directeur général lancé le 09 juillet dernier, les spéculations vont bon train. Les candidatures, closes le 25 juillet 2012; sont à l'étude afin de déterminer qui prendra la place d'Alex Van Elk, aux commandes de l'entreprise depuis 2010. Une source bien introduite évoque d'ailleurs une rencontre que l'actuel dirigeant aurait eue avec sa hiérarchie, et dont les retombées seront communiquées dans les prochains jours.
Quant au discours de Yolande Bodiong, il trouve son écho dans celui d'un autre employé, qui affirme: «c'est vrai que trop de choses ont été racontées. Je ne parlerais pas d'incertitudes, mais on se pose effectivement des questions. N'empêche que nous faisons notre travail. Il faut assurer la continuité du service». En effet, pour qui pénètre dans les couloirs de l'entreprise, on tombe sur des collaborateurs souriants. C'est toujours la même ambiance feutrée, ponctuée de temps à autre par des éclats de rire. A l'agence de Douala, par exemple, on continue d'enregistrer les passagers pour les réservations de place sur les vols. Mais, même si on assure que tous ces remous n'ont aucun impact interne, un membre du personnel nous souffle tout de même «qu'il y a bien des petits malins qui colportent des nouvelles alarmantes et distillent quelques informations au dehors afin de nous déstabiliser».
En réponse à cela, là encore, la responsable de la Communication précise «Ces derniers temps, les vols sont pleins. On est en haute saison et la destination de Paris particulièrement se comporte bien. On tourne à une moyenne de 4 à 5 vols par jour». Autre desserte très fréquentée, celle du Nord-Cameroun.
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