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Situation économique difficile, persistance de la pauvreté, inégalités, dégradation de l’environnement qui emmêle les conditions de vie, croyances sociales qui supportent la violence contre les femmes et les enfants, ainsi que les conflits armés et les demandes saisonnières de main d’œuvre…. Tels sont entre autres, d’après l’Organisation internationale pour les migrations (Oim), les facteurs qui facilitent et aggravent la propagation du trafic des êtres humains. C’est une forme d’esclavage qui consiste en l’acquisition, la transmission ou l’offre des êtres humains à des fins d’exploitations diverses (exploitations sexuelles, travail forcé, prélèvement des organes,…). Le trafic des êtres humains constituant un crime contre la dignité humaine et reposant sur des moyens illégaux, touche de ce fait et au plus haut point, aux questions de droits de l’Homme. C’est dans cette logique que, la Commission nationale des droits de l’homme et des libertés (Cndhl) a organisé jeudi 02 Août courant à Yaoundé, un séminaire de formation des acteurs intervenant dans la lutte contre le trafic des êtres humains au Cameroun.
Dans son propos d’ouverture, le président de la Cndhl, Chemuta Divine Banda, rappelle que le département d’Etat américain estime que le Cameroun n’est pas suffisamment engagé dans la lutte contre le trafic des êtres humains. Plus loin, il insiste sur le fait qu’en Afrique, le Cameroun est considéré aujourd’hui comme la plaque tournante de ce trafic malgré la mise en place de la loi du 14 décembre 2011, relative à la lutte contre la traite des personnes. Même si cette loi définie en son sens ce qu’est le trafic des êtres humains, « nous devons noter qu’il est reproché au Cameroun d’avoir une loi qui ne reflète pas la définition de la traite établie au niveau international contenue dans le protocole de Palerme », souligne Chemuta Divine. Il recommande ainsi aux différents participants de produire des résolutions pertinentes qui vont améliorer leur mission commune. Et de manière particulière, de s’appuyer sur les recommandations du Haut-commissariat des Nations-Unies aux droits de l’Homme sur les principes et directives concernant les droits de l’Homme et la traite des êtres humains. Il est de ce fait important de retenir que, les droits fondamentaux des victimes de la traite doivent gouverner toute l’action visant à prévenir et à combattre la traite, offrir protection, aide et réparation aux victimes.
C’est donc à travers divers exposés, portant notamment sur la notion de trafic des êtres humains, le cadre juridique national et international de lutte contre le trafic des êtres humains, le ministère des Affaires sociales et le trafic des êtres humains et un témoignage de la Commission diocésaine Justice et paix de Bamenda sur le trafic des êtres humains que les participants sont appelés à proposer des solutions pour venir à bout de ce fléau.
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