Au TGI du Mfoundi hier, l'ancien patron de la Camair a évoqué les responsabilités de Meva'a m'Eboutou, d'Inoni Ephraïm, et d'Otélé Essomba dans l'opération foireuse d'acquisition de l'avion présidentiel. |
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Après avoir essuyé moults accusations, autant de la part de l'ex ministre des Finances Michel Meva'a m'Eboutou que d'Hubert Otélé Essomba, Yves Michel Fotso (YMF) a enfin eu droit à la parole hier pour présenter sa défense. Pendant de longues heures, l'ancien Administrateur général de la Cameroon Airlines a tenté de retourner les accusations contre ses accusateurs suscités.
Yves Michel Fotso (YMF) a réservé le gros morceau pour Hubert Patrick Otélé Essomba, le représentant du cabinet Aircraft Portfolio management (APM). Selon les documents fournis par YMF, APM était une sorte de nébuleuse basée dans le domicile de son patron joseph Kewin Walls à Londres. Comment APM arrive-t-il au Cameroun? A cette question, YMF produit une lettre datée du 12 mai 2002. Elle est signée d'Hubert Patrick Otélé Essomba, et adressée à René Owona, ci devant Secrétaire général adjoint de la présidence de la République. Le début de cette lettre manuscrite est intrigant selon Fotso. Il est clairement écrit: «Excellence et cher Oncle. L'évolution dudit dossier ne semble pas se faire rapidement. Monsieur Kewin Walls sera heureux d'obtenir un rendez-vous avec vous en date du 20 mai 2002». Plus loin, Otélé Essomba écrit «nous vous ferons des offres pour l'achat d'un avion présidentiel moderne et hautement sécurisé».
•Inoni Ephraïm
Quelques temps seulement après, APM crée une filiale au Cameroun sous la dénomination d'Asset Aircraft Porfolio Management. Elle a pour patron Otélé Essomba. Le président du conseil d'administration de cette société naissante s'appelle ... Inoni Éphraïm. Le 8 novembre 2002, APM écrit à René Owona en ces termes «APM recommande le remplacement immédiat de l'Administrateur directeur général de la Camair». Yves Michel Fotso rappelle que le contrat signé entre l'Etat du Cameroun et ce cabinet anglais pour l'audit des contrats d'avions de la Camair a été signé en janvier 2003. Ce qui veut dire qu'APM écrivait au secrétariat général de la présidence de la République sans qualité légale, si ce n'est en vertu des liens familiaux entre Otélé Essomba et René Owona. Pour ne pas arranger les choses, le ministre des Transports, aux dires d'YMF, va rejeter l'audit commandé par l'Etat du Cameroun parce que «APM n'a pas respecté la mission qui lui avait été confiée et abouti à des conclusions inattendues».
Appelé à s'expliquer sur GIA, YMF soutient avoir entendu parler pour la première fois de cette entreprise en 2001. Avant le 12 juillet 2001, je n'avais jamais entendu parler de cette entreprise. C’est Assene Nkou qui m'a mis en contact avec GIA en Afrique du Sud le 12 juillet 2001. Il était question pour YMF d'obtenir de GIA, le financement des avions de la Camair. Lorsque l'opération d'acquisition du BBj-2 est évoquée, l'ADG s'en remet à GIA qui accepte de le financer à travers une Standby Letter of Crédit. Seulement, ce mode de payement sera refusé par Michel Meva'a m'Eboutou, ministre des Finances. Fotso croit dur comme fer que l'Etat n'aurait jamais perdu les 29 millions de CFA débloqués par la SNH si la Stanby Letter of Credit avait été retenue. «Aujourd'hui, je paye pour ce que les autres ont commis», conclut-il.
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