
Epave Accident de Tonga
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Malgré les multiples campagnes de sensibilisation des usagers de la route effectuées conjointement par le ministère des Transports et le secrétariat d’Etat à la défense chargé de la gendarmerie, les accidents de la circulation continuent d’endeuiller de nombreuses familles camerounaises. Au 31 janvier 2012, les assureurs annoncent déjà 771 cas d’accidents de la circulation enregistrés sur le réseau interurbain. Des hécatombes pour la plupart causées par la vétusté des bus, le manque de repos chez les conducteurs, la consommation abusive d’alcool et autres drogues, le mauvais état des routes…Les statistiques provenant du ministère des Transports, organisatrice de ce séminaire de deux jours sur la sécurité et la lutte contre la délinquance routière, indiquent que 3 620 cas d’accidents de la circulation ont été enregistrés sur le réseau interurbain entre 2001 et 2010. Au total, 5 400 personnes ont été blessées dans ces accidents, alors que 1031 y ont perdu la vie. Des pertes qui ne passent pas sans créer des incidences financières. Le coût économique de ces hécatombes pour la seule année 2008 s’était élevé à 153 millions d’Euro, soit un peu plus de 99 milliards de francs Cfa.
A l’occasion de ce séminaire, le directeur des transports terrestres au ministère des Transports, Zacharie Ngoumbé, a ouvert les hostilités par un exposé sur le thème: «Etat des lieux de la sécurité et de la lutte contre la délinquance routière au Cameroun». Il s’est dégagé des réactions des participants que beaucoup reste encore à faire pour réduire considérablement le taux des accidents de la circulation au Cameroun. Dans les régions septentrionales par exemple, les agents de la prévention routière sont confrontés à un réel problème de consommation de drogue. «N’ayant pas encore d’appareil pour détecter la consommation de la drogue chez les conducteurs, il est difficile pour nous de lutter contre les accidents de la circulation car parfois vous contrôlez quelqu’un qui quelques kilomètres après, commence à dormir au volant, parce qu’ayant consommé la drogue. C’est un problème auquel il faut apporter une solution urgente», explique le délégué régional des Transports pour le Nord.
Le problème de formation et de recyclage des conducteurs se pose aussi avec acuité. Seulement sur ce point-là, le directeur des transports terrestres a dénoncé le comportement regrettable des conducteurs de motos, surtout ceux de la région du Littoral, qui conditionnent leur formation par le paiement d’une motivation dont le montant équivaudrait à leurs revenus pendant les jours de formation. Mais, il faut le souligner, ce séminaire s’est ouvert sur un fiasco, car le ministère de la Justice et celui de la Santé publique, invités à prendre part à la rencontre, ont brillé par leurs absences. Les autres thèmes qui seront débattus pendant le séminaire sont: «Etat de droit et accident de la circulation» par le lieutenant colonel Tchinda Mbouzikeu; «Corruption et lutte contre la délinquance routière; bonne gouvernance et sécurité routière» par Missikim Martial, président exécutif de l’Ong Sécuroute, par ailleurs coordonnateur de la sécurité routière au bureau régional de l’Organisation mondiale de la santé (Oms).