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Un mois après le décès des enfants Epanya à la piscine de sieur Ngando Mbongue, à Douala au quartier Bangue Carrière, le flou continue de persister. Pourtant, ce n'est pas faute de disposer de vérités parcellaires autant des déclarations du père des défuntes qu'aux scènes retraçant ledit drame à travers les images du système de vidéosurveillance du domicile où s'est noué le drame.
Avec du recul, la subsistance de nombreuses zones d'ombre autour du décès des fillettes Audrey Paola et Rosy Epanya respectivement âgées de 5 et 8 ans. Ce d'autant plus qu'au-delà du drame en lui-même, ni la police et encore moins la justice, ne semblent disposées à lever le voile opaque qui les entourent. Et quand bien même certains éléments de ce puzzle géant nous amènent à déclarer que les fillettes Epanya se seraient retrouvées au mauvais moment à un mauvais endroit, il y a tout de même lieu de s'interroger aussi sur le mutisme de sieur Ngando et davantage sur les restrictions multiformes qu'aura subies le père des défuntes pour mieux appréhender le scénario ayant prévalu avant le décès de ces fillettes. Bien plus, les différentes personnes impliquées dans la survenance de ce drame, en l'occurrence, Mme Mouyonbon employée à Mtn Cameroun et tante des défuntes qui ne trouva point à redire sur l'invitation de dame Passy Ngando Mbongue née Mpondo Rebecca de recevoir quelques heures plus tôt ces mêmes fillettes ou encore son petit fils, le nommer Ekite Théodorin Martial dont l'attitude plutôt suspecte à l'égard de Me Paul Epanya Soppo Priso, avocat au barreau du Cameroun, suscite des interrogations.
C'est le cas effectivement de le croire, tant il est vrai qu'au-delà des différentes péripéties ayant entouré ce drame, trop de manquements relevant de l'inobservance des procédures en cas de mort d'homme par le commissaire du commissariat du 12e arrondissement aussitôt saisi, et pire du délai long de mise à disposition selon le père des défuntes des documents administratifs, notamment le certificat de genre de mort ou du rapport d'autopsie dont il fut le premier à exiger la réalisation. A en croire ce dernier, tous ces faits mis côte à côte laissent supposer quelque volonté malveillante de repousser la manifestation de la vérité autour de cette affaire. Aussi est-il loisible de se poser la question de savoir qui a intérêt à manipuler de quelque manière l'opinion? Serait-ce le père qui de quelque manière essaierait de maquiller ainsi les sévices sexuels itératifs qu'auraient subis ses filles avant leur décès? Ou alors les acteurs présumés desdits actes ignobles qui n'eurent pas d'autre alternative que de définitivement taire leurs victimes?
Des questions jusqu'ici sans réponses, même si au plus fort des révélations faites par le père des défuntes, d'aucuns n'hésitent pas à les assimiler à un savant mélange d'insinuations ésotériques et pédophiles à l'encontre non pas de son entourage direct, mais bien plus de celui de sa soeur, la nommée Mouyonbon. Et quand bien même on pourrait intégrer de tels mobiles, il est tout de même curieux que le drame se soit noué aussi rapidement, tant il est vrai que les fillettes ne rallièrent le site du drame que 72 heures plus tôt.
Malheureux accident ou crime prémédité?
Fort de ce qui précède, on en vient maintenant à tergiverser sur la dénomination réelle d’attribuer au drame du lieu dit Bangue Carrière. Car autant on peut valablement s'imaginer que s'il s'est agi d'accident malheureux, les indices ou plus exactement les conclusions de l'autopsie auraient simplement conclu à la noyade en insistant notamment sur la présence de l'eau dans les poumons des enfants. Mais en adjoignant dans ledit rapport des manœuvres anorectales suspectes (tel est le motif inscrit sur le certificat de genre de mort délivré par l'hôpital de la garnison militaire de Douala), les supputations qu'alimentent depuis lors ledit décès s'expliquent amplement. Toutefois, l'on pourrait tiquer sur les méthodes utilisées par les différents protagonistes de cette affaire dans l'optique de la manifestation de la vérité. Autant en la matière sieur Ngando et les autres acteurs du lieu dit Bangue Carrière observent un mutisme suspect, autant certains intervenants dans le sillage de leur acheminement vers l'hôpital général de Douala aussitôt après leur sortie de la piscine, auront inéluctablement desservi la sérénité qui devrait entourer les enquêtes policières y relatives. En effet, comment expliquer que le Dr Eloumou Bissasse Patrick qui reçut les dépouilles encore chaude des fillettes se soit seulement empressé d'en commettre le nettoyage sans se préoccuper ni de l'identification de ceux qui déposèrent lesdites dépouilles et encore moins de la saisine des parents des fillettes?
Bien plus, faisant le constat du décès de ces dernières avant leur arrivée dans ledit centre hospitalier pourquoi n'avoir pas entrepris de saisir les autorités policières, surtout quand il constata que ceux qui avaient déposé lesdites dépouilles avaient fondu dans la nature? Pourtant, il ne s'offusqua guère d'exiger du père des défuntes le paiement des prestations réalisées sur les mêmes dépouilles. Aurait-il dès lors reçu quelque consigne visant à uniquement nettoyer ces dépouilles souillées suite aux sévices sexuels subis?
Au-delà, qu'est-ce qui justifie qu'aucun des suspects jusqu'alors détenus à la police judiciaire aient été libérés, au point que l'un d'eux ait réussi la prouesse de sortir dit pays? Qui a facilité cette véritable exfiltration?
Au demeurant, sieur Ekite Théodorin Martial avait-il besoin de s'opposer au père des défuntes quand ce dernier tint à voir les dépouilles toutes chaudes de ses fillettes au sortir de leur nettoyage à l'hôpital général de Douala? Avec une telle floraison de questionnements, l'autopsie devenait la seule piste plausible pour mieux comprendre le déroulé du drame, aidée bien évidemment par l'exploitation conséquente des images de vidéosurveillance. Mais à dire d'experts, ces dernières auraient été tronquées avant la mise sous scellées des équipements y afférents ordonnés en dernier ressort par le procureur de la république de Ndokoti. Suffisant pour déboucher sur la thèse de la volonté manifeste de brouiller les pistes en noyant les fillettes qui, soient dit en passant ne présentèrent aucun signe de noyade au sortir de leur autopsie.
Rumeurs malveillantes
Dans la foulé, la rumeur s'empare littéralement de l'affaire au point de désigner le père des défuntes comme le véritable assassin de ses propres fillettes par voie mystique. Dans le même temps pourtant, divers évènements fortuits (?) l'empêchèrent de rallier Bangue Carrière suivant un rendez-vous préalablement pris avec sa sœur trois jours plus tôt à l'effet de rendre visite aux défuntes. Si ces évènements se révélèrent plus tard comme des faits prémonitoires, le père des défuntes ne peut malheureusement pas les décoder. La pire des rumeurs tint de ce que le même père se serait opposé à l'autopsie et aurait même trouvé un arrangement avec sieur Ngando Mbongue dans le domicile de qui s'est pourtant noué le drame. Autant d'insinuations qui à la réalité, participent de rumeurs malveillantes. Aussi est-on en droit de se demander pour quelles fins et au profit de qui? Et c'est bien à ce niveau que se situe aujourd'hui cette affaire qui sent la manipulation à plein nez et des lieues à la ronde. Et quand bien même les derniers développements penchent de plus en plus vers un crime crapuleux en raison de ce que le commissaire Ela du 12e arrondissement de police en soit dessaisi les coupables seront-ils sanctionnés à la hauteur de cet odieux crime? Alors, que l'on cesse de prêter le flanc à la manipulation d'on qu'elle vienne et que l'opinion essaie de se faire ses propres convictions en dépassionnant le débat sur les auteurs présumés de ce crime.
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