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AMCHIDE: 31 membres de Boko Haram livrés au Nigeria
L'Oeil du Sahel
Yaoundé, 27 Décembre 2012
© RAOUL GUIVANDA | L'Oeil du Sahel
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Les autorités camerounaises ont remis aux Nigérians les «suspects».
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Une discrète coopération policière s'installe peu à peu entre le Cameroun et le Nigeria au sujet de la guerre que livre ce pays frontalier à la secte islamiste Boko Haram. Longtemps accusé de passivité alors même qu'il abriterait, selon les responsables de sécurité nigérians, nombre de membres de la secte en «veilleuse», le Cameroun a décidé de donner un coup de pied dans la fourmilière à sa frontière avec le Nigeria. Aussi, les forces de sécurité multiplient les rafles dans les villes frontalières, et remettent aux autorités nigérianes toute personne suspectée d'avoir des liens avec Boko Haram.

La dernière opération en date remonte au 19 décembre 2012. Une rafle organisée à Amchidé par une patrouille mixte de la gendarmerie et de la police a permis d'interpeller 103 personnes. 52 d'entre elles ont été libérées après présentation de leur carte nationale d'identité (CNI). «Quand nous les avons interpellées, 30 personnes de nationalité nigériane étaient fortement suspectes. Plusieurs indices donnaient à penser qu'ils étaient en relations avec la secte Boko Hamm et nous les avions remis aux responsables nigérians chargés de la sécurité», explique une source policière.

Quelques heures après la rafle, le commissaire spécial par intérim d'Amchide, Guived Tagara, met à la disposition de son collègue de l'immigration de Banki, les «suspects». «J'ai l'honneur de mettre à votre disposition 29 sujets nigérians et 02 sujets nigériens pour leur refoulement vers leurs pays d'origine, en effet lors d'un bouclage organisé par les autorités camerounaises, en l'occurrence le préfet du Mayo-Sava et son staff le sous-préfet de Kolofata, le procureur de la République près les tribunaux d'instances de Mora et impliquant les FMO (32eme BIM Mora, police et gendarmerie) du département du Mayo-Sono, le 19/12/2072 dans le quartier Yabogo, situé à la lisière du Banki-Amchidé», indique la correspondance. Dans ce secteur de Banki-Amchidé, les éléments du State Security Service (SSS), le service de renseignement du Nigeria, sont très présents multipliant régulièrement des opérations discrètes.

Selon nos informations, les services de sécurité nigérians auraient mis à la disposition des autorités camerounaises une liste actualisée des membres de la secte ou de leurs complices installés au Cameroun. Les Nigérians arrêtés et remis aux forces de sécurité de leur pays en feraient-ils partie ? Beaucoup le pensent compte tenu de la rapidité avec laquelle les autorités camerounaises ont livré «le paquet» de l'autre côté de la frontière.

Jointe au téléphone, une source haut placée au State Security Service (SSS) à Maiduguri dans l'Etat de Borno, confirme les contacts avec les services camerounais. «De plus en plus, des membres de la secte se réfugient de l'autre côté de la frontière pour se mettre au vert et revenir par la suite perpétrer leurs actes. Il existe un réseau logistique à la frontière, nous en avons la preuve et c'est pourquoi nous avions un temps fermé notre frontière. Il sera difficile à démanteler parce qu'il a des ramifications au Tchad, an Soudan, au Nord-Mali... mais la coopération peut lui porter de rudes coups», déclare l'officier supérieur. Et lequel d'ajouter: «le problème de Boko Haram n'est pas seulement celui du Nigeria, il concerne tous les pays frontaliers, en particulier le Cameroun, dont le Nord présente les mêmes similitudes que le Nord du Nigeria. De plus, il y a des Camerounais qui opèrent déjà dans la secte mais mes amis camerounais refusent de l'admettre».

Depuis toujours, le SSS a une idée claire de cette présence des camerounais dans la secte. Dès 2007, le State security-service avait appris, selon le journal The Nation, que des Nigérians, des Nigériens, Tchadiens et Camerounais avaient été recrutés en 2006 par un algérien du nom de Khaled Bernaoui pour former le premier noyau de ce qui est aujourd'hui la secte Boko Haram. Mais c'est après les violences déclenchées entre le 26 et 30 juillet 2009 dans l'Etat de Bauchi, et après la mort du gourou de la secte, Mohamed Yusuf, que les autorités nigérianes ont obtenu confirmation de la profondeur stratégique de Boko Haram au Cameroun. «J’ai parlé avec Mohammed Yusuf et il m'a dit que leurs armes provenaient du Niger, du Tchad et du Cameroun», avait susurré le colonel nigérian Ben Ahanotu à la chaîne d'informations en continu, France 24, le 02 août 2009.


LISTES DES SUSPECTS DE BOKO HARAM

1-ABUBAKAR MAHAMAT

2-ZOGOLO BAKARI

3-MAHAMAT GONA

4-ADOUM ELIE

5-ALHADJI MODOU

6-BABAGANA FANAYE

7-OUSMANE SALISSOU

8-MODOU ALHADJI MODOU

9-MODOU ADJI ZARAMI

10-ALHADJI MOUSSAAGBOR

12- ABDRAMAN MALLOUM ABAKAR

13-ALI ABISSO

14- ABBA MODOU

16-MOUSTAPHA MOHAMMED

17-ESSIAKA ELIE

18-ALHADJI GONI OUSMAN

19-GONI TCHARI GONI BINDI

20-SOULEYMANOU DJIDDA

21-ADOUM WAL LAMBA BACHIROU

22-OUMAROU ALI

23-MOHAMADOU SA

24-ABOUKAR AU

25-MALLAM MAYE

26-IBRAHIM BABA GONI

27-BOURAR ABBA GANA

28-OUSMAN ALI (nigérien)

29-HASSAN ADOULAYE (nigérien)

Rédaction de Cameroon-Info.Net
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