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Installation du nouveau Délégué du Gouvernement à Douala
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Yaoundé, le 18 avril 2001
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Les prochains grands chantiers et défis de la capitale économique...
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C’est lundi 16 avril 2001 que le nouveau Délégué du gouvernement auprès de la communauté urbaine de Douala est entré en fonction. C’était devant un parterre impressionnant de grandes personnalités du monde diplomatique économique, politique, religieux et de la société civile. Le grand bateau dans lequel s’embarque ce nouveau dirigeant n’est tout de même pas facile à manœuvrer.

Cinq ans, c’est le temps qu’aura mis Thomas TOBBO EYOUM à la tête de la communauté urbaine de Douala longtemps dirigée par Monsieur POKOSSI NDOUMBE. Monsieur ETONDE EKOTTO, cet ancien officier de l’armée camerounaise en retraite reconverti dans le secteur privé est un habitué de la gestion des grands dossiers fussent-ils économiques ou politiques. C’est en recevant ces nouveaux oripeaux des mains du Ministre de l’administration territoriale qu’il a su comprendre l’enjeu réel de sa nomination. Les populations de la capitale économique vont désormais s’habituer à la nouvelle donne qu’impulsera le nouveau Délégué. Trois membres du gouvernement en l’occurrence, le Ministre de la Ville, Claude MBAFOU; le Ministre chargé des relations avec les assemblées, Grégoire OWONA, le Ministre de la Santé Laurent ESSO, ont assisté à cette installation sans omettre de noter la présence du gouverneur du littoral, EBANG OTONG et des autres membres et hauts fonctionnaires de l’Administration.

Le ministre KOUNGOU EDIMA Ferdinand, Ministre de l’administration territoriale a demandé au nouvel entrant de faire appliquer son expérience à la gestion de la ville de Douala qu’il connaît déjà très bien et de faire revenir la confiance parmi les opérateurs économiques. Il lui a été prescrit de faire reculer le spectre de l’incivisme fiscal et surtout celui de l’insécurité grandissante qui menace son secteur de compétence

Homme de poigne. Grande expérience. Parcours atypique.

Né en 1937, le nouveau Délégué présente un pedigree exceptionnel: école primaire à Akwa (Douala), Lycée Leclerc à Yaoundé où il obtient son baccalauréat avant de s’envoler pour l’Europe où il s’inscrit à la prestigieuse école de saint Cyr en France. Lieutenant de retour au Cameroun, il est nommé à l’escadron blindé de Nkongsamba. Capitaine en 1961, il est commandant du premier bataillon de l’armée camerounaise et du quartier militaire de la Sanaga Maritime. A 30 ans, il dirige l’EMIA (Ecole militaire inter armes du Cameroun) de 1967 à 1970. De 1970 à 1972, il est admis comme stagiaire à l’Ecole supérieure de guerre. Au cours de la même année, il est breveté de l’enseignement militaire et diplômé du cours supérieur inter armées. En juillet, 1973, il est colonel et nommé Directeur de la préparation militaire et Directeur des personnels civils et militaires des forces armées. En 1978 : retraite anticipée. Il se recycle dans le secteur agricole et crée des plantations d’ananas, de café et de cacao. 1980-1986, il est président du Groupement des Producteurs d’ananas du Cameroun (ANACAM). En 1987, il est 3e adjoint au Délégué du Gouvernement auprès de la communauté urbaine de Douala. Il est aussi à l’heure actuelle Président du Conseil d’Administration du Port Autonome de Douala.

Missions délicates et ardues.

Le Ministre de l’administration territoriale a rappelé au nouveau Délégué que la tâche est très difficile et exaltante et lui a prescrit la confiance de tous ses collaborateurs – mairies, communes urbaines d’arrondissement -et les partenaires de tous bords installés dans la métropole économique. Avec ses 2.500.000 habitants, Douala fait figure d’un grand chantier en permanente innovation et le Délégué doit développer de nouvelles stratégies. D’abord s’atteler à ramener la confiance parmi les populations du littoral et surtout s’attaquer à l’insalubrité, aux problèmes d’urbanisation car la ville en s’étendant du fait de l’accroissement des populations, développe un mode construction anarchique, précaire et dangereux. Il est donc question de maîtriser les données géographiques et les priorités gouvernementales afin de juguler le désordre et l’anarchie. Par ailleurs, Douala, c’est la dégradation des routes avec leurs nids de poules malgré quelques infrastructures réalisées ça et là. Les chantiers ouverts ces derniers mois viendront désengorger une population très fluide.

L’environnement est aussi un cheval de bataille très important, l’on sait que ces derniers temps, on a été en butte à un problème de dégagement des ordures ménagères même si des solutions avaient été trouvées dès lors ; toutefois le problème de stockage des déchets ménagers et des fosses sceptiques a créé un précédent dans les sites d’enfouissement avec la décharge clandestine du site les «Bois-des-singes» et de Maképé; il faut donc trouver un palliatif qui satisfasse tout le monde. Il n‘est pas sans évoquer les infrastructures collectives qui sont dans un état de vétusté fort avancé et qui nécessite le talent d’hommes d’affaires de l’ex-colonel qui compte ses amis parmi les magnats de ce monde. L’on ne saurait oublier l’éclairage public qui, dans certains quartiers est une denrée très rare. La tâche est très ardue mais le Ministre de l’Administration territoriale compte sur l’expérience de Monsieur ETONDO et sur sa perspicacité et ses réseaux.

Jean-Valère N. EDOU
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