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Cameroun - Insécurité: Les bandes armées enlèvent et tuent aux frontières
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Yaoundé, 15 Avril 2014
© Denis Nkwebo | Le Jour
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Entre kidnappings des étrangers à l'Extrême-Nord et attaques répétées à l'Est, les forces camerounaises sont soumises à de rudes épreuves.
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La situation est préoccupante aux frontières Nord et Est du Cameroun. L'insécurité jusque-là contenue avec l'arrivée des éléments du Bataillon d'intervention rapide (Bir) dans la partie septentrionale du pays a regagné du terrain. Notamment depuis le 19 février 2013, date de l'enlèvement de sept ressortissants français dans la localité de Dabanga. Tanguy Moulin-Fournier, son épouse, son beau-frère et leurs quatre enfants avaient été kidnappés par un groupe d'hommes armés, avant d'être relâchés deux mois plus tard. Les autorités françaises avaient indiqué que le rapt s'était produit de manière fortuite, alors que les touristes partis du parc national de Waza s'étaient rapprochés de la limite de la frontière avec le Nigéria.

Le flou entourant la libération des otages, l'affaire de la rançon payée ou non n'en finissaient pas que quelques mois plus tard, le 13 novembre 2013, un autre groupe d'assaillants s'en est pris à une cible symbolique: le père Georges Vandenbeusch, curé de la paroisse de Nguetchewé. Le jeune prélat de 42 ans est resté en captivité jusqu'au 31 décembre 2013, lorsqu'il est libéré au petit matin. Là encore, les informations les plus contradictoires s'entremêlaient, au sujet d'un important volet financier de l'affaire, sous forme de rançon. Un scénario qui ressemble aux deux premiers s'est alors produit il y a quelques jours seulement. Dans la nuit du 4 au 5 avril 2014, un groupe d'hommes armés a attaqué la paroisse de Tchéré et enlevé trois religieux, à savoir la sœur Gilberte Bissiére, les pères Antonio Giovani Alligri et Paolo Giovani Marta.

Si ce dernier enlèvement n'était pas intervenu alors même que le Ministre en charge de la Défense, Alain Edgar Mebe Ngo'o, installait l'un des bataillons de l'armée nationale créé pour juguler la montée en puissance des bandes armées à la frontière nord-est du pays, l'incident n'aurait pas tant défrayé la chronique-Quelques semaines auparavant, c'est le chef d'état-major des armées, le général de corps d'armée René Claude Meka, qui était dans le septentrion où il a promis une traque sans faille contre les groupes qui attaquent aux frontières. Comme si cette mise en garde avait plutôt incité les assaillants à monter en première ligne. On en veut pour preuve, la tentative d'incursion d'un groupe de membres présumés de la secte islamiste nigériane Boko Haram, dans la localité d'Amchidé dimanche 13 avril, en plein jour, à 10 h. En dehors de ces incidents, il ne se passe pas une seule semaine sans que frappent ici ou là des éléments armés. Vol de bétail, enlèvement d'enfants se succèdent et mettent en lumière des failles sécuritaires.


Front Est

A la frontière Est, le Cameroun est confronté aux assauts répétés des bandes rebelles et criminelles en déroute en République centrafricaine. Avec la chute de l'ancien président François Bozizé et l'entrée dans Bangui des forces de la coalition Séléka qui a porté Michel Djotodia au pouvoir, les premières menaces se sont signalées. Le 24, mars, soit juste au lendemain de la prise de Bangui par les hommes de la Séléka, des hommes en armes ont attaqué la localité de Kentzou dans le département de la Kadey. Une véritable mission punitive au cours de laquelle les assaillants ont tiré à la mitraillette et frappé à l'aide des obus, créant une panique générale dans la ville. Poussant le zèle plus loin, le groupe de Kentzou a libéré des gardés à vue centrafricains à la brigade de gendarmerie locale et fait prisonnier un fonctionnaire de police en service au poste frontière.

Depuis ce premier incident, les rebelles centrafricains à l'identité mystérieuse et aux motivations à la fois floues et imprécises, sont revenus attaquer les forces camerounaises en face. Une de leurs expéditions fait au moins deux morts parmi les soldats camerounais à Gbiti. Une autre attaque à Kette s'est soldée par plusieurs victimes ainsi que de nombreux blessés. Au nord comme à l'est, les forces armées camerounaises subissent et réagissent uniquement après coup. De quoi susciter de nombreuses inquiétudes au sein de la population. Alors que le Cameroun s'organise pour protéger ses frontières, l'afflux des réfugiés centrafricains rend l'équation encore plus difficile. En effet, parmi les fugitifs se trouvent des combattants de tous les camps en conflit en Rca.

Au Nord comme à l'Est, les forces de sécurité ne rassurent pas. Et le gouvernement doit faire vite, pour donner toutes les garanties de sécurité aux populations qui aspirent à vivre en paix, sous la protection de leur armée.

Rédaction de Cameroon-Info.Net
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