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Notre revue de presse de la semaine du 9 au 15 juillet 2001
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Yaoundé, le 16 juillet 2001
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Le point sur les faits marquants de l'actualité avec la presse nationale...
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Au menu cette semaine entre autres: La politique avec les suites du 2ème congrès extraordinaire du RDPC, parti au pouvoir; la grève des camionneurs et des inquiétudes sur le nouveau train de vie de l'Etat:


Politique: Congrès du RDPC


La presse nationale a largement commenté le IIe congrès du R.D.P.C tenu le 7 juillet dernier à Yaoundé. Les avis sont partagés.

L'Action et Cameroon Tribune ont trouvé mieux de consacrer des éditions spéciales à ce congrès pour publier les actes, discours, résolutions, motions et réactions enregistrées pendant les assises. Dans le fond, ces deux publications retiennent une idée majeure "Le pari de la modernité qui doit être gagné par le parti proche du pouvoir". A cette idée force, Tempête du renouveau ajoute, dans sa cinquième parution, le pari de la tolérance, de la solidarité, de la paix. Ce qui est important pour le grand public, c'est la traduction en actes concrets des nouvelles orientations ainsi définies. De ce point de vue, Le Patriote reprend triomphalement l'une des résolutions de la politique générale du congrès: "Il n'y a pas meilleur capitaine de l'équipe R.D.P.C. que Paul Biya". Sa réélection est une attente comblée. Attente des militants. Attente du peuple camerounais. Pour La Nouvelle Presse, on en serait encore à s'étonner qu'à 67, ans Paul Biya soit disposé à accepter un nouveau mandat de sept ans ainsi que le lui permet la constitution. Le journal Elqiblah assimile cette attitude à "La logique de faire de la gestion du pays une propriété".

D'après Le Messager, si jamais ce vœu est exaucé, il est clair que "les instances dirigeantes du parti au pouvoir ne connaîtront pas de remodelage dans l'immédiat étant donné -contrairement au discours officiel- le tempérament conservateur de son leader". La réélection "sans trop de gloire" de M. Paul Biya inquiète L'Anecdote et Mutations. Pour ces deux organes de presse, le président national du R.D.P.C. a réglé son avenir politique personnel sans pour autant régler les maux qui minent le Cameroun. Il faut trouver au sein de cette formation politique les hommes nécessaires pour conduire les changements annoncés. Le Procès et le Jeune Enquêteur ont établi des grilles de lecture diamétralement opposées du discours du congrès. Le premier affirme que Paul Biya a utilisé un discours arrogant susceptible de réveiller les consciences à l'approche des élections. Le second pense en retour que ce discours a servi les rengaines de toujours, les promesses aussi fallacieuses les unes que les autres. L'hebdomadaire Ouest Echos, pour sa part estime qu'au-delà du "mea culpa de Paul Biya à ses camarades militants, la grande surprise du congrès est venue de la présence des chefs traditionnels de l'Ouest". Cette présence relance le débat sur la politisation de la chefferie traditionnelle.

Le financement des assises du 7 juillet au palais des congrès s'est trouvé au centre des préoccupations de La Nouvelle Expression. A la question "Qui finance le R.D.P.C. ?", la publication de Séverin Tchounkeu semble trouver une réponse dans ce bout de phrase: "Tout cadre de l'administration qui occupe une fonction digne d'intérêt doit payer un tribut au parti au pouvoir". En tout cas "la mise en scène" de samedi dernier a coûté cher au contribuable. La Nouvelle Presse, selon ses sources, évalue les dépenses totales à 1,1 milliard de francs CFA. Sans détails précis, Aurore Plus a fixé à un million et demi de francs CFA la somme reçue par chacun des participants pour le séjour de 24 heures à Yaoundé.

The Herald, et The post ont approché certains leaders dits de l'opposition, question de recueillir leurs réactions au lendemain du congrès. Dans ce sens, le leader de l'UDC (Union pour la Démocratie du Cameroun) souligne que la poursuite du dialogue entre les acteurs politiques est une idée louable, seulement il faut circonscrire ce dialogue. M. ADAMOU NDAM NJOYA se propose dès la prochaine session parlementaire de déposer un texte sur l'incompatibilité entre les fonctions de chef de parti et de président de la république. Face à ce qu'il qualifie de "dérive du R.D.P.C.", M. HAMENI BIEULEU, le leader de l'UEDC (parti politique) invite, dans les colonnes du Messager, l'opposition à s'unir.

Au chapitre du calendrier politique de l'après congrès, Dikalo signale qu'on attend une circulaire du président national du R.D.P.C. pour fixer les conditions dans lesquelles se déroulera le renouvellement des organes de base. On y apprend que le congrès ordinaire pourrait avoir lieu en décembre avant les municipales de 2002. La Tribune de l'Est remet quant à elle cette échéance au 11 janvier 2002; le bureau politique sera rénové. Le comité central chamboulé. On attend la révolution. Au final, Le Patriote reconnaît que ce congrès a été un détonateur d'une option révolutionnaire, sociale et libérale. Le chef de l'Etat a estimé la mesure de ses priorités de l'heure à savoir le rétablissement du règne de l'éthique et de la tolérance, la réduction de la pauvreté sociale et l'accès à la modernité.


Carburant


La "grève" des camionneurs a causé la pauvreté du carburant cette semaine dans les station services à Douala.

En début de semaine, Mutations a annoncé que les transporteurs urbains menacent de cesser leurs activités du fait de l'augmentation du prix du carburant à la pompe depuis le 1er juillet 2001, soit 425 FCFA/l pour le super, 365 f/l pour le gasoil et 190 f/l pour le pétrole lampant. Selon le journal de HAMAN MANA, le secrétaire général de la C.S.T.C (confédération syndicale des travailleurs du Cameroun) a condamné cette hausse des prix et demandé au gouvernement de faire marche arrière. Or, citant les sources de la C.S.P.H (caisse de stabilisation des prix des hydrocarbures), Dikalo affirme que le gouvernement n'y est pour rien. Depuis avril 2000, ce gouvernement a empêché la fluctuation exagérée des prix sur le marché en débloquant 32 milliards de francs CFA. Quant à la "grève" des propriétaires des camions citernes, Le Messager et La Nouvelle Expression estiment que le pouvoir a proféré des menaces au lendemain de la réunion bipartite tenue jeudi dernier à Yaoundé en présence des ministres du travail, des transports et des travaux publics. Cameroun Tribune pour sa part parle plutôt d'une main tendue du gouvernement qui avait déjà autorisé le passage de la charge totale exigée de 45 à 50 t. Aux dernières nouvelles, le président du syndicat national des transporteurs routiers du Cameroun a appelé à Douala ses camarades à lever l'arrêt du travail.


Train de vie de l'Etat


Les véhicules administratifs sont de retour.

Comme l'a fait l'Action, il y a quelques semaines, à travers un dossier intitulé "le retour à l'Etat dépensier", Mutations a mené une enquête dans son édition de mercredi dernier. Sous le titre "Véhicules administratifs, ça recommence". Alphonse ATEBA NOA révèle que sur les 307 milliards de FCFA du budget d'investissement public (B.I.P), la ligne de crédit affectée à l'acquisition des véhicules et autres matériels roulants, est de 6,4 milliards. Parmi les administrations les plus dotées, il y a le ministère de l'Education Nationale avec 1340 millions. Sur cette question, Mutations pense pouvoir dire qu'acheter une VX de 98 millions à un ministre ou une TOYOTA PRADO de 35 à 40 millions à un sous-directeur n'est pas fondamentalement un problème. Ce qui est important c'est que l'achat des véhicules soit coordonné par une même administration qui garde une vue panoramique sur l'ensemble du personnel à véhiculer sinon c'est une "grosse brèche ouverte aux combinards des marchés publics". La Nouvelle Expression va au delà du B.I.P pour montrer "comment on gaspille l'argent public". A en croire François BAMBOU, l'exercice budgétaire en cours prévoit "6,4 milliards de francs CFA pour l'achat des véhicules, 100 millions pour le gazon à Etoudi, 28 millions pour chasser la poussière dans les 17 résidences présidentielles au Cameroun et un milliard pour la sécurité présidentielle"...

Voilà ! Ainsi allait le Cameroun la semaine dernière. Bonne semaine et à lundi prochain pour une nouvelle revue de presse.

Séverin ALEGA MBELE
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