Cameroun - Climat sociopolitique: La Commission Nationale pour la Promotion du Bilinguisme et du Multiculturalisme en quête de méthodes efficaces pour combattre les discours de haine

Par Béatrice KAZE | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 06-May-2021 - 08h45   2292                      
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Peter Mafany Musonge W. Musa
C’est l’objectif d’un colloque de deux jours qui s’est ouvert le 5 mai 2021 au palais des Congrès de Yaoundé.

Le colloque, qui s’achève ce jeudi 6 mai 2021, est présidée par Peter Mafany Musonge, le président de la Commission Nationale pour la Promotion du Bilinguisme et du Multiculturalisme (CNPBM). L’objectif des travaux est de trouver le «remède miracle» pour vaincre les discours de haine et la xénophobie, «deux fléaux devenus omniprésents dans le domaine des communications numériques et mettant à mal l’unité et l’intégration nationales, le vivre ensemble, la cohésion sociale et la stabilité de la nation», précise le journal Le Messager de ce jeudi 6 mai 2021.

Pour l’ancien Premier ministre, le discours de haine et la xénophobie sont des vecteurs du repli identitaire, «qui conduit à la haine, à la suspicion, à l’exclusion et au rejet de l’autre. Ils contribuent en outre à instrumentaliser et à exacerber nos différences, alors que la beauté et la richesse de notre diversité doivent être le socle d’un Cameroun fort, stable et prospère».

Face à la montée de ces pratiques dans notre pays, «le président de la République a instruit la Commission de mener cette nouvelle campagne de communication contre ce fléau (…) Nous avons, jusqu'à présent, mené une vaste campagne dans les journaux, à la radio, à la télévision sur les panneaux d’affichage, ainsi que sur les plateformes de médias sociaux. Cette phase de la campagne nous a permis de toucher des centaines de milliers de camerounais avec des messages contre le discours de haine et la xénophobie, dans l’optique de consolider notre unité dans la diversité», a indiqué Peter Mafany Musonge à l’ouverture des travaux ce 5 mai 2021.

Au terme de la rencontre, les participants, notamment les membres du bureau de la Commission, devront proposer une définition largement acceptable des deux phénomènes; examiner l’arsenal d’instruments internationaux qui sont en vigueur pour combattre ces phénomènes; mettre en adéquation les menaces inhérentes aux réseaux sociaux modernes et le droit à la liberté d’expression, déterminer les causes manifestations et conséquences possibles du discours de haine et de la xénophobie, en vue de prescrire le meilleur traitement susceptible de les juguler.

Il sera également question d’identifier «les tenants du discours de haine et de propos xénophobes, les canaux de propagation et les domaines de prédilection, afin de concevoir des stratégies adaptées, préventives et curatives pour lutter à court, moyen et long terme contre ces fléaux», conclut le journal.

 

Auteur:
Béatrice KAZE
 @T_B_A
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