Cameroun - Education: Plus de 5000 élèves en passe de manquer leur examen du BEPC à l’Extrême-Nord pour n’avoir pas déposé leurs dossiers dans les délais

Par Yannick A. KENNE | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 19-Apr-2021 - 16h20   1251                      
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Des élèves en classe capture d'écran
Il leur est reproché selon le journal Le Jour, de n’avoir pas payé à date les frais dus à cet examen. Le ministre des Enseignements Secondaires, Pauline Nalova Lyonga, aurait alors donné instruction à ses collaborateurs de suspendre l’enregistrement des dossiers.

Des milliers d’élèves, candidats à l’examen du Brevet d’Etudes Premier Cycle (BEPC), de la région de l’Extrême-Nord sont menacés de suspension audit examen, pour n’avoir pas régler dans les délais prévus, les frais dus à cet examen, rapporte le quotidien Le Jour de ce lundi 19 avril 2021. Ils sont au total 5087 élèves des classes de 3ème visés par une mesure du ministre des Enseignements Secondaires, Pauline Nalova Lyonga.

«Jeudi dernier, au cours d’une réunion présidée par Pauline Nalova Lyonga, instruction a été donnée par la ministre des Enseignements secondaire au sous-directeur des examens et concours de son département ministériel de mettre un terme à la réception des dossiers du brevet d’étude premier du cycle (Bepc) des élèves retardataires de la région de l’Extrême-Nord, ainsi que ceux des régions de l’Adamaoua et du Nord. Le motif donné par madame le ministre des Enseignements secondaires à ses collaborateurs est l’informatisation du système de réception des dossiers», renseigne le journal de Haman Mana

Dans la région de l’Extrême-Nord en particulier, le retard dans le paiement des dossiers est imputable selon nos confrères à la situation financière précaire des familles. Dans la région, des autorités se mobilisent autant que faire se peut pour tenter d’obtenir un moratoire du ministre.  

Le président du Conseil régional de l’Extrême-Nord, Daniel Kalabassou, contacté par Le Jour, a laissé entendre qu’il avait pris langue avec les responsables de ce département ministériel dans sa région, à l’effet d’y trouver une solution satisfaisante. «La question de l’éducation est l’une des priorités de notre équipe. Nous avons eu une réunion avec les différentes sectorielles de l’éducation pour qu’une indulgence puisse être accordée à ces élèves», a-t-il déclaré.

Cette situation n’est pas seulement l’apanage de la seule région de l’Extrême-Nord, mais aussi de l’Adamaoua où environ 900 élèves sont concernés, et plus de 1300 dans le Nord.

Auteur:
Yannick A. KENNE
 @yanickken39
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