Cameroun - Manifestations anti-Biya à Genève/Mathias Eric Owona Nguini (vice-recteur de l'Université de Yaoundé I): «Cet échec est lié au fait que les autorités camerounaises ont bien préparé les implications politiques de cette visite, compte tenu des incidents antérieurs»

Par Wilfried ONDOA | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 21-Jul-2021 - 14h49   13099                      
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Eric Mathias Owona Nguini Vision 4
Le vice-recteur de l’Université de Yaoundé I s’est ainsi exprimé dans les colonnes du quotidien d’État Cameroon Tribune en kiosque ce 21 juillet 2021.

Dans son édition en kiosque ce 21 juillet 2021, le quotidien d’Etat Cameroon Tribune qualifie d’échec, les manifestations de Genève que la Brigarde Anti-sardinard (BAS) avait annoncé à grande pompe dans le cadre de la visite du Chef de l’Etat Paul Biya  en Suisse. En effet, une cinquantaine de personnes a quand même manifesté à quelques dizaines de mètres de l’hôtel genevois où logeais le Président et sa suite le 17 juillet 2021. Une manifestation «très vite contenue par des éléments anti-émeutes de la police genevoise», écrit le journal. Quelques-uns de ces manifestants ont été condamnés par la justice Suisse.

Interrogé par le journal sur les raisons de cet «échec», le Pr. Mathias Eric Owona Nguini affirme que: «cet échec est lié au fait que les autorités camerounaises ont bien préparé les implications politiques de cette visite, compte tenu des incidents antérieurs. Elles ont mobilisé le jeu de la chancellerie pour sensibiliser la confédération helvétique sur le caractère nocif des actions de ce groupuscule fasciste pour les relations entre la Suisse et le Cameroun. Ceci a permis notamment de mieux préparer le volet sécuritaire pour affronter efficacement les combats de rue  fort prisés par la Brigade anti-sardinards».

Le vice-recteur de l’Université de Yaoundé I poursuit en disant que «la BAS va continuer à faire recours à des procédés véhéments et violents de contestations, conformément aux voies de sa collaboration  avec un certain parti politique, dont elle est devenue la milice transnationale», écrit le reporter.

Enfin, comme solution pour ne plus assister à ce genre de spectacle, le politologue déclare que «les autorités camerounaises doivent renforcer le contact avec leur homologues suisses par l’entremise de nos services diplomatiques et consulaires… Les autorités camerounaises doivent aussi consolider le fichage sécuritaire de ces militants-miliciens sectaires et violents aux inclinations pro-terroristes pour mieux les surveiller. Elle ont intérêt à proposer à ce sujet un vrai partenariat sécuritaire et judiciaire permettant d’enrichir ou de renforcer les accords entre les deux pays», lit-on.

Wilfried ONDOA

Auteur:
Wilfried ONDOA
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