Cameroun - Partis politiques: Célestin Djamen lance officiellement les activités de son parti politique, l’Alliance Patriotique et Républicaine

Par Yannick A. KENNE | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 21-Apr-2021 - 16h09   4570                      
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Célestin Djamen en conférence de presse à Douala Facebook/Soliere Paka
Le patron de cette jeune formation a donné une conférence de presse ce mercredi 21 avril 2021 à Douala.

L’Alliance Patriotique et Républicaine  (APAR), dernier né du microcosme politique camerounais, a officiellement démarré ses activités au cours d’une conférence de presse ce mercredi 21 avril 2021 à Douala, la capitale économique du Cameroun. Le président de cette jeune formation, Célestin Djamen, était face à la presse, et est revenu sur l’idéologie qui sous-tend la création de son parti. Il a laissé transparaitre la rupture d’avec l’opposition radicale pour laquelle il a milité ces dernières années.

«Jouer au héros mort n'apporte rien au peuple. Si vous voulez aider vos frères Camerounais, il faut passer par la sensibilisation et s'imposer dans le jeu politique. APAR se voit comme un parti qui respecte la stabilité et la Constitution du Cameroun. Nous nous engageons fermement à respecter nos institutions», a-t-il déclaré. En outre, l’ancien militant du Social Democratic Front (SDF) indique par ailleurs que l’APAR ne ferme pas la porte aux alliances avec d’autres partis politiques sans exclusive, y compris le Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC) au pouvoir (?).

« L’APAR n’est pas l’Alpha et l’Oméga et c’est pourquoi nous avons créé un secrétariat national afin de collaborer avec les autres partis politiques», renchérit le transfuge du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), qui n’a pas manqué d’égratigner subrepticement son ancien parti, enfermé selon lui dans une opposition radicale qui ne sert pas sa cause, encore moins celle du peuple camerounais.

«APAR n’est pas dans la lignée de ceux et celles qui boycottent les élections. Dans un pays, que vous soyez de l’opposition ou non les institutions sont pérennes. Les hommes disparaissent, les dirigeants décèdent, mais le Cameroun demeure. Le Cameroun c’est un don de Dieu, il est au-dessus de nous, des partis politiques. On ne rejette pas son pays, le Cameroun est consubstantiel pour l’homme Camerounais»,  assure Célestin Djamen, qui soutient que l’APAR a été lancée pour apporter un souffle nouveau dans la scène politique camerounaise. 

Auteur:
Yannick A. KENNE
 @yanickken39
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