Cameroun - Réactions au plaidoyer d’Edith Kah Walla et Cie auprès de l'ONU et du FMI: Le journaliste Thiéry Gervais Gango demande au professeur Justine Diffo Tchunkam de faire montre «de sérieux et de dignité»

Par Pierre Arnaud NTCHAPDA | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 07-Jun-2021 - 16h17   4963                      
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Thiéry Gervais Gango Facebook
L’ancien du quotidien Mutations réagit à une intervention de la présidente du Conseil d’administration de l’ART cette mi-journée sur l’antenne du Poste National de la CRTV. L’universitaire et activiste des droits soutenait, pour décrédibiliser l’action d’une vingtaine de femmes leaders camerounaises qui se sont adressées à l’ONU et au FMI, que les organisations internationales ont pour seul interlocuteur l'Etat.

Thiéry Gervais Gango rappelle à l’ordre Justine Diffo Tchunkam. Après avoir entendu l’universitaire déclarer au journal de 13 heures du Poste National de la CRTV ce 7 Juin 2021 que les organisations internationales n’ont pour seul interlocuteur que les Etats, le journaliste a pris sa plume. Pour contredire celle qui avec d’autres femmes se sont désolidarisées à travers une lettre, de l’initiative portée par la politicienne Edith Kah Walla et 19 autres femmes camerounaises. Celles-ci suggéraient au FMI de bloquer tout nouveau décaissement en faveur du Cameroun tant que les fonds perçus par le gouvernement entre 2017 et 2020 n’auront pas été audités et les responsables de détournements éventuels sanctionnés. Une démarche jugée «activiste, irresponsable et antipatriotique, n'a d'autre visée que la quête effrénée d'existence, de visibilité et de positionnement sous le fallacieux alibi de défense des intérêts du peuple camerounais».

Dans son texte publié cet après-midi sur les réseaux sociaux, l’ancien journaliste du quotidien Mutations dit réagir aux propos de Justine Diffo Tchunkam pour la «rappeler au devoir de sérieux et de dignité dont doit faire montre l'universitaire» qu’elle est «même si le Renouveau s'est acharné à clochardiser l'intellectuel dans notre pays». L’ex-rédacteur en chef du magazine people l’interroge en ces termes: «où étiez-vous quand les Nations Unies ouvraient leurs tribune à Um Nyobé et à tous ces Africains qui y ont défilé sans être des plénipotentiaires de gouvernements ? Vous ne parleriez pas avec une certaine liberté et ne vivriez pas votre ascension si des hommes et femmes libres ne s'étaient pas levés pour rendre ceci possible. Parfois au péril de leurs vies».

Il se montre encore plus incisif au moment de conclure son propos. «Vous semblez avoir été commise pour répondre au PLAIDOYER de certaines voix fortes de notre société civile. Plaidoyer à destination des Nations Unies. Vous leur contestez le droit de s'exprimer au nom des femmes camerounaises. A supposer que ce soit le cas, qui vous donne le droit de leur interdire ce droit ? Qui vous a investi pour parler au nom des femmes Camerounaises, quand bien même elles seraient élues ? Agissez, chère Dame, en pensant de temps en temps aux étudiants à qui vous dispensez le droit...», suggère-t-il au professeur Diffo Tchunkam.

Auteur:
Pierre Arnaud NTCHAPDA
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