Face à la "mobilisation partielle" en Russie, la France et l'UE réaffirment leur soutien à l'Ukraine

Par AA / Paris / Ümit Dönmez | AA
PARIS - 21-Sep-2022 - 15h39   337                      
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Le président du Conseil européen, Charles Michel a déclaré que dans la guerre en Ukraine, "il n'y a qu'un seul agresseur, la Russie, et un seul pays agressé, l'Ukraine".

La France et l'Union européenne (UE) ont réaffirmé la fermeté de leur soutien à l'Ukraine, mercredi, après que le président russe a annoncé la "mobilisation générale" dans son pays.

Dans une publication sur Twitter, partagée également par la ministre française des Affaires étrangères, Catherine Colonna, Charles Michel, le président du Conseil européen, a déclaré que "le Kremlin [a] annoncé la mobilisation à l'occasion de la Journée internationale de la paix 2022".

Charles Michel a mis en opposition cette démarche du président russe avec les efforts des pays rassemblés à New York (États-Unis) à l'occasion de l'Assemblée générale des Nations unies (AGNU), ajoutant que ces "pays travaillent pour la coopération, la sécurité et la prospérité".

"Dans cette guerre, il n'y a qu'un seul agresseur, la Russie, et un seul pays agressé, l'Ukraine", a déclaré le président du Conseil européen, soulignant que "le soutien de l'UE à l'Ukraine est inébranlable".

Dans une allocution télévisée, mercredi, le Président de la Fédération de Russie, Vladimir Poutine a annoncé qu'il avait décrété "la mobilisation partielle" dans son pays en guerre en Ukraine.

Il a souligné que "la libération complète de la région du Donbass reste l'objectif de nos opérations spéciales en Ukraine" et apporté son soutien aux "déclarations d'indépendance" des régions de Zaporijjia, Kherson, et du Donbass, en Ukraine.

Poutine a estimé que les puissances occidentales ne veulent pas de paix, et s'est dit prêt à user de toutes les options pour défendre l'intégralité territoriale de son pays si elle est menacée.

"Ce n’est pas du bluff", a-t-il martelé, laissant entendre que l’option nucléaire n’est pas à exclure.

Pour sa part, le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, a expliqué que, dans le cadre de la mobilisation partielle décrétée par le président Poutine, 300 mille soldats de réserve seront appelés à prendre les armes.

Le 24 février dernier, la Russie a lancé une "opération militaire" en Ukraine, ce qui a provoqué une colère et de multiples réactions à l’échelle internationale, ainsi que l'imposition de sanctions financières et économiques des plus sévères à l'encontre de Moscou.

AA / Paris / Ümit Dönmez





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