Le Canada veut toujours négocier un accord de paix au Cameroun, selon Mélanie Joly, la Ministre des Affaires Etrangères

Par AA / Montréal / Hatem Kattou | AA
MONTREAL - 25-Jan-2023 - 12h19   4410                      
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Les déclarations de Mélanie Joly interviennent au lendemain de celles du porte-parole du gouvernement camerounais qui démentait avoir autorisé Ottawa à mener des pourparlers avec les séparatistes armés anglophones

La ministre canadienne des Affaires étrangères, Mélanie Joly, a souligné, mardi, qu’Ottawa « voulait toujours négocier un accord » entre les protagonistes de la crise camerounaise.

Mélanie Joly faisait cette déclaration aux médias, dans la ville de Hamilton dans la province de l’Ontario (Centre), où le gouvernement Trudeau est en retraite de trois jours, depuis lundi.

Joly n’a pas, cependant, expliqué « la raison pour laquelle le gouvernement du Cameroun affirme n'avoir jamais demandé l'aide du Canada » pour jouer le rôle de médiateur afin de mettre un terme à l’escalade.

« Les processus de paix sont toujours compliqués, sont toujours longs aussi, alors notre objectif est de faire en sorte de jouer un rôle positif et d'appeler les parties à la table de négociation », a-t-elle souligné.

Mélanie Joly a précisé, aussi, que « Nous avons été approchés par le gouvernement camerounais, et nous avions également un représentant de l'ONU présent lors de la médiation ».

Un porte-parole du ministère canadien des Affaires étrangères, a déclaré à des médias locaux qu'Ottawa était « en contact mardi avec des responsables du gouvernement camerounais ».

Vendredi, le Canada avait annoncé la tenue de pourparlers avec le gouvernement du Cameroun et plusieurs groupes armés, protagonistes d’un conflit qui a pris de l’ampleur et qui s’est aggravé durant les dernières années.

La diplomatie canadienne avait même précisé que trois réunions avaient eu lieu au Canada, dans les provinces de l’Ontario et du Québec.

Toutefois, lundi, le porte-parole du gouvernement camerounais, Emmanuel René Sadi, avait, dans un communiqué rendu public, souligné que « le Cameroun n'a confié à aucun pays étranger ou organisation extérieure un rôle de médiateur ou de facilitateur pour régler la crise » en zone anglophone.

La crise qui a éclaté fin 2016 en zone anglophone faisant « plus de 6000 morts » et laissant « 600 000 enfants sans accès complet à l'éducation », selon les autorités canadiennes.

« Près de 800 000 personnes ont été déplacées » en zone anglophone d’après les estimations d’Ottawa.

 

AA / Montréal / Hatem Kattou





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