Cameroun – Exploitation du Caoutchouc : Le Fonds de pension norvégien retire son investissement au géant du caoutchouc, Halcyon Agri Corporation.

Par Marie Louise SIMO | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 12-Mar-2019 - 00h08   1194                      
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Selon l’Ong Greenpeace Africa, le fonds souverain norvégien a retiré l’année dernière son investissement d’Halcyon Agri Corporation basé à Singapour, exploitant de l’hévéa au Cameroun, à travers sa filiale Sud Cameroun Hévéa (Sudcam), en raison des risques financiers liés à la déforestation tropicale.

C’est probablement une grosse perte pour le géant Singapourien du caoutchouc, Halcyon Agri Corporatio, représenté au Cameroun par Sud Cameroun Hévéa (Sudcam). Selon l’Ong Greenpeace Africa, qui  salue d’ailleurs cette décision, le Fonds souverain norvégien,  le plus important au monde (900 milliards d'euros), a retiré l’année dernière son investissement de ce  géant du caoutchouc basé à Singapour, en raison des risques financiers liés à la déforestation tropicale. «  C’est un appel clair à d’autres investisseurs de se retirer d’Halcyon Agri. En agissant de la sorte, il sera plus difficile pour la société de continuer à s’accaparer des terres, à violer les droits humains des populations locales et à détruire, par exemple, des forêts situées à sept kilomètres à l’Est de la ville natale du président camerounais Paul Biya », a réagi  Victorine Che, chef de projet sur le bassin du Congo au sein de Greenpeace Afrique dans un communiqué de presse publié sur le site  de Greenpeace  Africa.

Selon cette Ong,  c’est en 2018 qu’elle  avait exposé les impacts de la plantation camerounaise d’Halcyon Agri, Sud Cameroun Hévéa (Sudcam), sur l’écosystème et sur les communautés locales et autochtones. Elle a dénoncé   entre autres, le  déplacement des communautés Baka sans compensation adéquate ni plan de réinstallation, l’intimidation des lanceurs d’alerte, l’absence d’une zone tampon clairement définie pour permettre aux communautés voisines de subvenir à leurs besoins et la grande opacité du projet exigent une réparation urgente.

 En plus de l’interdiction permanente à déforester et l’indemnisation adéquate des communautés, Greenpeace Africa sollicite d’Halcyon Agri et du  gouvernement camerounais une transparence totale sur le projet. Les documents indiquant l’ensemble de l’actionnariat de Sudcam, les études d’impact environnemental et social, les évaluations Haute Valeur de Conservation (HCV), les cartes de concession et d’autres documents clés, dit-elle, doivent tous être rendus publics. « Nous demandons  aux clients de Halcyon Agri, tels que Michelin, Goodyear, Continental et Bridgestone, à réexaminer sérieusement leur contribution à la déforestation au Cameroun  et à rompre tout lien avec la compagnie », précise cette organisation qui agit  pour la protection de l’environnement.

Marie Louise SIMO

 

 

 

 

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Marie Louise SIMO
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