Cameroun – Projets d’infrastructures: Des contrats de partenariat comme solution à l’endettement

Par Géraldine IVAHA | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 17-Mar-2017 - 01h28   41099                      
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Siège CARPA Archives
Un plan stratégique pour le développement des partenariats publics-privés vient d’être adopté.

Le Conseil d’Appui à la Réalisation des Partenariat (CARPA), vient de rendre public un plan stratégique pour le développement des partenariats publics-privés (PPP). «L’option pour les PPP devrait permettre à notre pays de valoriser le secteur privé tout en bénéficiant de son expertise et des effets innovations, d’obtenir un gain d’efficacité par la réduction des coûts, des délais et des risques qui sont souvent liés à la réalisation des projets d’infrastructure», déclare Dieudonné Bodoma Yoko, Président du CARPA.

Dans sa parution du 15 mars 2017, Le Quotidien de l’Economie explique que le PPP est un contrat entre un partenaire privé et un autre public, dans le but de développer une ou des infrastructures, ou de gérer un service public. «Plus simplement, l’Etat fait financer un projet par un opérateur privé qui réalise le retour sur investissement grâce à l’exploitation de l’infrastructure», souligne le quotidien.

Une dizaine de partenariats ont déjà été signés, apprend-on. Le journal parle du transport urbain de masse dans la ville de Yaoundé, financé à hauteur de 17 milliards de FCFA et réalisé par Le Ministère des Transports et la Communauté Urbaine de Yaoundé (CUY) côté public, et EximTrans/Irmaos côté privé. Autre exemple, la construction d’un pipeline Limbé-Douala-Yaoundé financé à hauteur de 220 milliards de FCFA et réalisé par le Ministère de l’Energie et l’entreprise privé 3PL. 13 projets sont en cours de procédure pour être érigés en PPP.

Si l’on en croit Le Quotidien de l’Economie, il y a sept ans, le Cameroun présentait des gaps concernant les secteurs choisis pour être érigés en PPP. Dans le secteur des Bâtiments et Travaux Publics (BTP) par exemple, peut-on lire, 200 kilomètres de routes bitumées doivent être réhabilitées par an, mais en réalité 156 kilomètres le sont effectivement. Et, 318 kilomètres de routes doivent être bitumées par an, mais en réalité,  seulement 238 kilomètres le sont effectivement. Concernant le secteur de l’eau, le gap de l’offre journalière est de 100 000 mètres cube d’eau dans la ville de Douala, et 80 000 mètres cube d’eau à Yaoundé, selon les estimations du CARPA.

Le journal révèle que pour réaliser cette multitude de projets, l’Etat aura besoin de plusieurs milliers de milliards, qu’il ne serait pas judicieux d’emprunter. De plus, dans son programme triennal (2017-2019) de redressement économique appuyé par le Fonds Monétaire International (FMI), le Cameroun a pris l’engagement de ne plus solliciter de nouveaux prêts concessionnels pour ne pas plomber la soutenabilité de sa dette publique.

 

 

Auteur:
Géraldine IVAHA
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