Hôpital Gynéco-Obstétrique de Yaoundé: Les autres patients libérés, Mvodo Clémentine toujours «otage»

Par Joseph Flavien KANKEU | Le Messager
- 12-Sep-2012 - 08h30   52819                      
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L'institution hospitalière lui réclame encore 154.700 FCFA, pour son opération de la jambe après un accident de la circulation. Celle qui reste l’unique «prisonnière» de la salle 5 du bloc chirurgie dénonce une injustice.
Les choses sont allées très vite à l'hôpital gynéco-obstétrique et pédiatrique de Ngousso à Yaoundé, après la dénonciation faite par votre journal, des cas de personnes «otages» dans cette institution hospitalière, pour non règlement de facture. En moins de 48 heures, trois des quatre femmes «prisonnières» de la salle 5 du bloc chirurgie ont été libérées. Il s'agit de: Germaine Abedoulouguiyié retenue depuis 10 mois avec sa fille Marie Esther Koulman victime dès sa naissance d'une sténose hypertrophique de pylore, et à qui on réclamait pour sa libération 327 000 FCFA comme frais d'opération; Bilégué Owona Marie Thérèse, admise dans cet hôpital le 7 septembre 2011 pour être soignée de ses brûlures, et dont les frais de traitement s'élevaient 425 000 FCFA; et enfin Mlle Mbous Dje, retenue pour n'avoir pas payé une facture de 779 000 FCFA. Toutes ont été libérées entre vendredi 7 et dimanche 9 septembre 2012. Nos sources indiquent que toutes ont rempli certaines conditions imposées par la direction générale de l'hôpital gynéco-obstétrique et pédiatrique de Ngousso à savoir signer un moratoire en précisant les modalités de paiement de la dette. Un cas ignoré La réaction prompte des dirigeants de cette institution hospitalière est à féliciter. Mais, on n'arrive toujours pas à comprendre que Clémentine Mvodo n'ait pas bénéficié des mêmes souplesses que les autres détenues de la salle 5 du bloc chirurgie. Alors que le Pr. Fru Angwafor III, dans une interview au quotidien Le Messager, avait dit sa détermination à faciliter le processus de libération de ces indigentes. Admise dans cette institution hospitalière il y a 10 mois des suites d'un accident de la circulation à bord d'une moto, cette jeune dame âgée de 25 ans doit verser la somme de 154 000 FCFA pour être libérée. Je ne sais pas pourquoi je suis gardée seule ici. Mes frères sont venus pour signer le moratoire. Mais, cela n'a pas marché. J'ai tellement duré ici que ma jambe qui avait été opérée s'infecte de nouveau. Dans quelques temps, si je continue à être sur place, il va falloir m'opérer de nouveau. Il ne me reste que 154 000 FCFA à payer. Mais, je ne suis pas libérée, alors que les autres qui devaient jusqu'à 500 000 FCFA l'ont été pleurniche la jeune fille, jointe au téléphone ce lundi 10 septembre 2012. Des sources proches de la direction générale, pour justifier l'extension de sa détention, indiquent que les frères de cette demoiselle, venus pour négocier le moratoire se sont plutôt illustrés par des menaces proférées à l'ensemble du personnel médical de cet hôpital de référence. Regrettable! La pauvre Clémentine souhaite pour sa part que le Pr. Fru Angwafor Ill soit clément à son égard, afin qu'elle puisse retrouver sa liberté d'aller et de venir. C'est à cette seule condition qu'elle pourra «secouer» ses relations, pour solder sa dette.




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