Revue de la presse du 26 octobre 2009

Par Séverin AELGA MBELE | Cameroon-Info.Net
- 26-Oct-2009 - 08h30   51303                      
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En ce début de semaine, les quotidiens reviennent sur le changement opéré à la tête de AES Sonel, la société de distribution du courant électrique, la préparation du budget 2010 et la série d’accident enregistré pendant le week end...

La société Aes Sonel vient de voir son quatrième directeur général claquer la porte

Le conseil d’administration a pris acte de la démission de M. Brian Rich de ses différents mandats. A l’unanimité, les administrateurs ont désigné Jean David Bilé comme directeur général d’AES-SONEL. Selon le communiqué rendu public par l'entreprise, une session extraordinaire du conseil d’administration de la société AES-SONEL s’est tenue le vendredi 23 Octobre au siège de la délégation régionale du Centre à Yaoundé, sous la présidence de M. Roger Mbassa Ndine, président du conseil. Le conseil d’administration a prescrit à Jean David BILE de prendre rapidement des mesures appropriées en vue de rétablir la sérénité et la motivation du personnel; d’oeuvrer au renforcement de la qualité des relations avec l’Etat et de veiller particulièrement aux performances opérationnelles de l’entreprise en prévision de l’étiage 2010. Le conseil a enfin invité le nouveau directeur général à prendre toutes les dispositions nécessaires en vue de favoriser, dans les plus courts délais, une amélioration substantielle de la qualité de service dans la Région du Nord-Ouest et sur l’ensemble du territoire en général. Dans le traitement qu’il fait de cette actualité, Le Messager rappelle que: «Le Camerounais avait été éjecté du poste de directeur général d’Aes Sonel en septembre 2008 au profit de l’Américain aujourd’hui sur le départ. Comme lot de consolation, l’ex-nouveau Dg avait hérité du poste de président d’Apco (African power company), présenté par le groupe comme un important pôle énergétique appelé à étendre ses tentacules dans plusieurs pays africains comme le Ghana, le Nigéria, la République démocratique du Congo et le Cameroun. Beaucoup, au sein de l’entreprise et en dehors, avaient cru voir dans cette promotion, une mise au placard subtile de Jean David Bilé… Quoi qu’il en soit, le dénouement actuel tendrait à donner raison à ceux qui doutaient de la sincérité de la promotion de Jean David Bilé» Sur les circonstances du «limogeage» de M. Brian, le quotidien Le Jour a enquêté auprès des responsables de AES-Sonel. « Certains ouvriers évoquent sous anonymat sa gestion cavalière des ressources humaines. Ces derniers indiquent que celui qui est aujourd'hui l'ex-Dg, a réussi l'exploit de s'aliéner le soutien de tous les partenaires. L'on se souvient que ces derniers mois, les relations entre la direction générale de Aes-Sonel et le gouvernement étaient devenues exécrables, suite à de multiples désaccords. En janvier 2009, un conflit avait opposé les entreprises locales de transit à la société de production, de distribution et de commercialisation de l'énergie électrique au Cameroun » D'après certaines indiscrétions, poursuit le journal de Haman Mana, « ni les rappels à l'ordre du ministre de l'Energie et de l'eau encore moins ceux du Premier ministre n'avaient réussi à infléchir les positions de Brian Rich, que les milieux d'affaires trouvaient marginales, au regard de la mise à l'écart programmée des entreprises locales » En tout cas, constate Brice R. Mbodiam de Mutations « Le Conseil d'administration…a conclu à un retour à la case départ d’un cadre camerounais (M. BILE) qui a déjà présidé aux destinées de Aes-Sonel pendant 6 ans ».

Economie: les grandes lignes du budget 2010 sont édictées

On attend un taux de croissance du PIB de 4 % ; un taux d’inflation contenu en dessous de 3 % ; un solde budgétaire global (base engagement) situé à –2 % ; un déficit du compte courant de la balance des paiements de 5,6 %. D’après la circulaire présidentielle rendue publique jeudi dernier, le processus d’élaboration du budget de l’Etat de l’année 2010 doit s’inscrire dans la poursuite de la recherche d’une croissance forte et l’amélioration des conditions de vie des Camerounais. La lecture que le quotidien gouvernemental Cameroon Tribune fait de cette circulaire établit que « le président Paul Biya a fixé le cap budgétaire de l’Etat. Il appartient maintenant au ministère des Finances et au ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire de matérialiser la vision du chef de l’Etat dans un cadre qui lui permette de coller à sa politique des Grandes ambitions. Par la suite, les parlementaires vont se prononcer dans quelques temps pour entériner ou éventuellement faire amender les projections budgétaires de l’Etat » Au sujet du financement de ce budget, Mutations relève que « Comme par le passé, le président de la République mise sur l'accentuation des recettes non pétrolières comme source majeure de financement du budget... Des financements innovants comme l'émission des titres publics pourraient voir le jour au prochain exercice. Ces documents présentent l'avantage selon la circulaire, de favoriser le placement de l'épargne nationale et internationale, et assurent la promotion des investissements à forte valeur ajoutée. Au chapitre des recettes, la circulaire prescrit l'élargissement de l'assiette fiscale par une grande prise en compte du secteur informel ». Loin de partager cette grille de lecture, Le Messager s’appuie sur l’argumentaire de Pierre ALAKA ALAKA, enseignant des finances publiques à l’université de Douala pour souligner que la signature de la lettre circulaire arrive avec un retard considérable par rapport au formalisme budgétaire. Selon quelques théoriciens des finances publiques au Cameroun, Paul Biya aurait dû signer cette circulaire depuis le mois de juin 2009. Bien plus, s’adossant sur l’hebdomadaire La Lettre de la Bourse dans son édition du 23 octobre, le journal de Pius Njawe fait sienne l’idée selon laquelle « le gouvernement prépare une bombe fiscale en 2010... toute indemnité en argent représentative d’avantages en nature doit être intégralement comprise dans la base de taxation, sauf disposition expresse les exonérant… » Ce qui signifie clairement que les indemnités de transport, de logement, sujétion des employés, seront désormais taxées.

Société: un cas d’accident de la route mortel au lieu dit Sa’a dans la région du Centre

La collision a fait une dizaine de morts sur le champ Les sources proches de la gendarmerie de la localité de Sa’a indiquent qu’il s’agit d’une collision entre le camion auquel il manquait un phare, le car et la petite voiture qui le suivait. Une moto qui venait derrière le camion est aussi impliquée. La visibilité réduite du fait de la pénombre qui s’est vite installée à cette heure-là de la journée (18h45) n’a pas arrangé les choses ». Le Jour et Mutations qui se font l’écho de cet autre accident mortel affirment que « Plusieurs passagers se sont faits enregistrer avec leurs prénoms, pas avec leur nom. Certains n’avaient même pas de pièces d’identification sur eux, ce sont les familles qui passaient reconnaître les corps ». Dans le même chapitre, Cameroon Tribune revient sur les circonstances du naufrage du lac Guéré où l’on a enregistré dix-neuf victimes et six rescapés dans le département du Mayo Danay. Les faits: « Le marché périodique de Guéré est un grand centre d’échanges pour les localités environnantes. La traversée s’effectue toujours sur des pirogues de fortune. Mais en milieu d’après-midi, le cours du marché a été perturbé par un orage. Les femmes, presque toutes des vendeuses de denrées, sont les premières à sauter dans la pirogue qui a à son bord deux jeunes pagayeurs. Au total, 25 passagers sont embarqués. Au beau milieu des eaux, la violence de l’orage et l’agitation des vagues menacent dangereusement la stabilité de l’embarcation. C’est la panique totale à bord. Perturbés par les cris de détresse des femmes et la violence de l’orage, les deux « conducteurs » n’arrivent pas à redresser la barque qui se renverse. C’est le sauve-qui-peut.. L’alerte est lancée dans le village de Bosgoy qui est le lieu de débarquement. Les secours s’organisent mais ils sont rendus difficiles, voire impossibles par la violence du vent et des vagues qui rament à contre-courant. Au même moment, les hippopotames qui peuplent ces eaux font leur apparition. Toute chose qui ne facilitera pas la tâche aux secouristes qui se battent pour sauver quelques vies. Sur les 25 personnes à bord, seules six ont pu être sauvées. Sur place, les secouristes ont réussi à repêcher 18 corps. Le dernier sera retrouvé deux jours plus tard. Parmi les personnes décédées, on compte, 15 femmes dont trois seraient enceintes, 3 bébés et un jeune homme ».
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