Cameroun - Crise anglophone: L'invitée indésirable du Fodias 2017

Par Géraldine IVAHA | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 06-Jul-2017 - 13h24   5050                      
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Cérémonie solennelle d'ouverture du FODIAS 2017 Fodias 2017
Durant deux jours à Yaoundé, les participants au Forum de la diaspora (Fodias) 2017 ont dû faire face au bouclier anti-questions qui fâchent.

Ce 28 juin, jour d’ouverture des travaux du Fodias 2017, Justus Agbor, en compagnie de son épouse et ses trois enfants, a pris ses quartiers dans l’un des jardins ouest du palais des Congrès de Yaoundé. Il dit n’avoir «pas eu meilleure chance de se faire entendre que cette occasion qui réunit la diaspora camerounaise». «Je souhaite que cette crise, qui symbolise aussi le malaise de la diaspora anglophone, confrontée aux nombreuses incivilités, soit débattue sur la place publique», souligne-t-il. Sur les traverses d’un petit lit en bambous, le chef de la petite famille se montre rétif à tout dialogue avant de se faire expulser par les forces de sécurité. Selon le journal Intégration qui rapporte les faits dans sa publication du 3 juillet 2017, la scène se déroule après le départ de Philémon Yang, le Premier ministre, venu ouvrir les travaux au nom du chef de l’Etat.

Peu avant cette séquence protocolaire, peut-on lire, on a entendu deux hommes murmurer des phrases incandescentes autour de la crise anglophone au Cameroun. Venus des États-Unis, tous les deux tiennent des propos échevelés qui ne s’arrêtent que le temps du passage d’un policier. Dans un verbiage polyglotte, ils promettent de «dire à toute la diaspora d’imposer au gouvernement un ordre du jour axé sur la résolution du problème anglophone». Mal leur en a pris puisqu’ils sont finalement expulsés de l’enceinte du palais des Congrès.

Le journal révèle que  le comité d’organisation tient à une séparation bien tranchée de la crise anglophone d’avec les autres thèmes inscrits à l’ordre du jour des travaux. L’un des personnels souffle même que les services spéciaux de la capitale ont envisagé un éventuel dérapage d’une «certaine diaspora». «Là, confie un huissier de protocole, on voit la véracité des informations reçues et selon lesquelles, quelques propagandistes, travestis en participants, sont dans les parages». Les pouvoirs publics auraient mis des moyens conséquents, pour contenir le choc probable d’une thématique sociopolitique, susceptible de compromettre la structure évolutive de l’agenda.

Auteur:
Géraldine IVAHA
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