Cameroun - Crise anglophone/Atanga Nji: «Certains conducteurs de mototaxis travaillent pour le compte des terroristes, vont kidnapper les enfants pour les demandes de rançon»

Par Fred BIHINA | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 08-Nov-2019 - 15h24   4910                      
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Atanga Nji addressing over 2000 IDPs in Bamenda Kiven
Le ministre de l’Administration Territoriale a fait cette déclaration au cours d’une visite à Bamenda le 7 novembre 2019.

Après Buea (Sud-Ouest) il y a quelques jours, le ministre de l’Administration Territoriale (MINAT), Paul Atanga Nji était à Bamenda (Nord-Ouest) le jeudi 7 novembre 2019 pour évaluer la situation sécuritaire.

Il en a profité pour dénoncer le phénomène des enlèvements facilités par les conducteurs de mototaxis.

«Il y a certains conducteurs de moto taxi qui travaillent pour le compte des terroristes, qui vont kidnapper les enfants, les amener dans les coins reculés pour les demandes de rançon», a  déclaré le membre du gouvernement.

Afin d’éradiquer ce phonème, une rencontre avait été organisée en début d’année avec les représentants des syndicats de mototaxis. Une réunion à l’issue de laquelle il avait été demandé aux chauffeurs de ces engins à deux roues de se conformer à la réglementation, a rappelé M. Atanga Nji.

«Il y a neuf mois, nous avons discuté avec les syndicats des mototaxis et de commun accord, il a été décidé qu’on leur accorde neuf mois pour se conformer aux lois en vigueur notamment en ce qui concerne le processus d’identification. Il a été communément décidé que chaque conducteur doit porter des chasubles numérotées», fait savoir le MINAT en guise de rappel.  

Outre cet aspect, le ministre réitère qu’il est interdit à un conducteur de moto de transporter plus de deux passagers. «Les mototaxis ne doivent pas porter quatre personnes. D’après la loi, c’est le conducteur et un passager. Nous avons constaté que lorsqu’il y a quatre personnes sur une moto, souvent ce sont des gens qui ont été kidnappés», explique-t-il.

Les syndicats et conducteurs de mototaxis ont encore moins de trois mois pour se conformer à la réglementation. Passé ce délai, prévient Atanga Nji, les contrevenants seront interpellés et remis à la justice.

Fred BIHINA

 

Auteur:
Fred BIHINA
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