Cameroun - Marches du 22 septembre 2020: Le journaliste Polycarpe Esssomba raconte comment il a été torturé par la police

Par Fred BIHINA | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 27-Sep-2020 - 09h03   10198                      
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Polycarpe Essomba archives
Notre confrère se remet progressivement des violences qu’il a subies à l’occasion des récentes marches de l’opposition.

Près d’une semaine après les marches initiées par Maurice Kamto, dispersées par les forces de l’ordre, parfois violemment, le gouvernement n’a pas toujours communiqué officiellement sur les abus exercés sur les journalistes à cette occasion.

En effet, plusieurs confrères parmi lesquels Lindovi Njio (La Nouvelle Expression), Rodrigue Ngassi (cameraman Equinoxe TV) ou encore Polycarpe Essomba (RFI) ont été violemment interpellés par les policiers, molestés, et détenus pendant des heures avant d’être remis en liberté.

Dans un message abondamment diffusé dans les réseaux sociaux, le correspondant au Cameroun de Radio France Internationale raconte comment il a été torturé.

«Après avoir reçu un coup dans la nuque, mes collègues de l’AFP et moi avons été poussés brutalement là où était gardé le pick-up (de la police, NDLR). Pendant quelques minutes, nous avons été torturés […] Au moment de l’interpellation, ils m’ont fait particulièrement le reproche d’être celui qui ternit l’image du Cameroun à l’étranger», a déclaré Polycarpe Essomba, qui est depuis quelques jours, chargé de mission du président de l'Union des Journalistes de la Presse Libre Africaine.

Pour mémoire, RFI, dans un communiqué publié ce même 22 septembre, a déploré «ces violences de la police camerounaise, qui portent sérieusement atteinte à la liberté de la presse».

 

 

Auteur:
Fred BIHINA
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