Cameroun - Sanction: Accusés d’insubordination et d’état d’ivresse, trois agents de l’hôpital de district d’Edéa sont suspendus pour trois mois (Littoral)

Par Lore E. SOUHE | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 27-May-2018 - 18h40   3034                      
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Justice Camerounaise Archives
Ils payent ainsi les frais des nouvelles réformes mises sur pied depuis deux mois.

Après le conseil de discipline qui s’est tenu en fin avril dernier, trois agents en service à l’hôpital de district d’Edéa ont été suspendus pour une durée de trois mois avec incidence sur leurs salaires.  D’après La Nouvelle Expression du lundi 14 mai 2018, il leur est reproché entre autres l’indiscipline, l’abandon de poste, l’insubordination caractérisée et l’ivresse manifeste au travail. La décision signée du Directeur de l’hôpital a été rendu officielle et exécutoire en début de ce mois de mai.

Selon le journal, Gustave Tsagadigui, le nouveau Directeur de cet hôpital de référence est reconnu comme un chrétien exigeant en rectitude morale, veut impulser quelques modules de moralité publique à ses collaborateurs; exercice qu’il a mené avec beaucoup de succès à Kribi, d’où il vient. « Nous allons continuer à moderniser la qualité de nos soins et nos structures d’accueil, pour répondre ainsi à la haute attente le ministre de la santé publique », a confié le Directeur. Par ailleurs, les travaux de la réhabilitation de la morgue se poursuivent avec beaucoup d’attention car, apprend on, il faut améliorer « les conditions des morts » dans cette hôpital. Au-delà des soins de santé, le service de la morgue joue un rôle très important dans l’apport social de l’hôpital à la population. Le cabinet du Docteur est régulièrement assailli par les familles qui demandent la réduction des frais de morgue souligne le journal.

Il faut noter que la position géographique de l’hôpital régional annexe d’Edéa, à cheval entre deux grandes métropoles, prédispose à un mouvement incessant du personnel qui entretient des activités parallèles hors de la ville d’Edéa. Nonobstant  l’effectif d’un plateau technique adéquat, les patients ne bénéficient pas de l’attention des spécialistes de la santé, partagés entre Edéa et plusieurs autres villes du pays, indique le quotidien. Il faut mettre donc un terme à ce vagabondage d’intelligence. Ensuite une autre bataille relevé au cours des travaux, c’est la corruption et le rançonnement des patients, une situation qui a longtemps terni l’image de l’hôpital Régional Annexe d’Edéa.

 

 

Auteur:
Lore E. SOUHE
 @loresouheCIN
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