Cameroun - Massacres de Ngarbuh: L’Ambassade du Cameroun en France s’oppose aux manifestations d’hommages aux victimes

Par Yannick A. KENNE | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 13-Feb-2021 - 10h47   8585                      
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Viral photo said to be of the kids killed in Ngarbuh Facebook
L’Ambassadeur, Magnus Ekoumou, dénonce une incitation à la haine de la part des activistes de la diaspora, alors que, assure-t-il, le gouvernement a déjà pris un train de mesures visant à restaurer la mémoire des victimes.

Le dimanche 14 février 2021, marquera le premier anniversaire de la tragédie de  Ngarbuh (Nord-Ouest) imputée aux forces de défense et de sécurité camerounaises, responsables de la mort de plus d’une quinzaine de personnes dans des conditions atroces le 14 février 2020.

Un an après, des activistes camerounais de la Diaspora, qui se recrutent pour la plupart au sein de la Brigade Anti-Sardinards (BAS), une entité hostile au régime de Yaoundé, prévoient d’organiser des manifestations ce dimanche 14 février 2021 devant l’Ambassade du Cameroun en France, pour rendre hommage aux victimes et exiger que justice leur soit pleinement rendue.

Une intiative que redoute le chef de la diplomatie camerounaise à Paris. Dans un communiqué publié le vendredi 12 février 2021, Magnus Ekoumou a clairement affiché sa frilosité quant à la tenue de ces manifestations, en accusant leurs instigateurs d’incitation à la haine.

«Quelques activistes de la diaspora mal intentionnés, instrumentalisés et manipulés, essaient à travers les réseaux sociaux, de troubler la conscience de la jeunesse positive et responsable de notre communauté en France, en diffusant des messages créant l’amalgame et en évoquant l’anniversaire du drame survenu le 14 février 2020 dans la localité de Ngarbuh située dans la région du Nord-Ouest, pour inciter à la haine, et surtout, les inviter à venir manifester devant notre maison commune à savoir l’ambassade, le dimanche 14 février 2021, jour d’anniversaire de cette triste tragédie», déplore l’amabassadeur dans son communiqué.

Magnus Ekoumou rappelle fort à propos qu’il n’y a pas besoin de ressasser ce triste souvenir à travers de quelques célébrations, étant entendu que le gouvernement a déjà fait la lumière sur cette affaire et a posé des actes en vue de restaurer la mémoire des victimes.

Ce à travers «le relèvement du dispositif sécuritaire dans cette zone après les incidents du 14 février 2020; la diligence d’une enquête prescrite par le chef de l’Etat SE, Paul Biya dont les résultats ont été publiés, par un communiqué du ministre d’Etat, Secrétaire général à la Présidence de la République, le 21 avril 2020, reconnaissant quelques bavures de nos forces de défense et de sécurité survenues lors d’accrochages avec les éléments séparatistes dans la localité; l’inculpation et la poursuite devant les tribunaux militaires des élements de nos forces de défense et de sécurité dont la culpabilité a été prouvée; le geste humanitaire significatif du chef de l’Etat par des dons remis à chacune des familles des victimes de la tragédie ainsi que l’inhumation des victimes dans des conditions de dignité», égrène Magnus Ekoumou, qui appelle par ailleurs ses compatriotes de la diaspora à ne pas suivre ces appels à la «déstabilisation» à travers des actes de défiance de l’Etat.

Auteur:
Yannick A. KENNE
 @yanickken39
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