Cameroun - Réaction/Dr Jean Pierre Ngonzo (enseignant à l’Université de Yaoundé II/ESSTIC): «L'absence d'information et ou la diffusion d'une fausse information n'est pas nécessairement de la désinformation»

Par Wilfried ONDOA | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 12-Oct-2020 - 11h34   5667                      
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Dr Jean Pierre Ngonzo internet
L’enseignant à l’École des Sciences et Techniques de l’Information et de la Communication a accordé une interview au quotidien gouvernemental Cameroon Tribune. Il a tenu à clarifier la notion de désinformation.

Le Dr Jean Pierre Ngonzo, enseignant à l’Université de Yaoundé II, plus précisément à l’Ecole des Sciences et Techniques de l’Information et de la Communication (ESSTIC), s’est exprimé dans les colonnes du journal d’Etat Cameroon Tribune en kiosque ce 12 octobre 2020. Il a défini la notion de désinformation et a rappelé comment les pouvoirs publics peuvent l’éradiquer de la société.

Pour lui, «l'absence d'information et ou la diffusion d'une fausse information n'est pas nécessairement de la désinformation. On peut envisager la désinformation comme étant la désinstallation chez un ou plusieurs sujets d'une information initiale qui était la bonne pour faire triompher une seconde information qui est mauvaise ou fausse», note le reporter.

L’enseignant précise que les auteurs de la désinformation sont en majorité «les médias, les organisations de la société civile, les partis politiques, les entreprises et bien entendu, les gouvernements de même que les organisations internationales; le but poursuivi étant le partage d'une vision du monde qui converge avec leurs intérêts», lit-on.

Mais, il précise aussi dans les colonnes du journal que: «la désinformation serait préjudiciable à l'ordre public si elle tombait dans un environnement sociopolitique complètement décomposé, où elle rencontre d'autres champs de forces à caractère subversif ou insurrectionnel. A ce moment, les ingrédients seraient réunis pour que l'on puisse craindre des effets déstabilisateurs».

Pour lutter contre elle, «les pouvoirs publics disposent d'une législation dont certaines dispositions visent la répression de la propagation de fausse nouvelles. De telles dispositions peuvent être activées. Dans la même perspective, le Conseil national de la communication de même que l'Agence de régulation des TIC disposent d'instruments efficaces qu'il suffit de mettre en œuvre pour éradiquer ces écarts», peut-on lire.

Wilfried ONDOA

Auteur:
Wilfried ONDOA
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