Cameroun - Réaction/Jean Bruno Tagne (journaliste): «La facilité avec laquelle certains policiers cassent la gueule aux citoyens est symptomatique de l’impunité dont ils bénéficient»

Par Fred BIHINA | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 21-Jul-2021 - 12h05   9577                      
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Jean Bruno Tagne archives
Notre confrère condamne l’agression dont a été victime la députée Nourane Fotser de la part d’un policier.

Le sujet a enflammé la toile ! Depuis 24 heures, tout le monde ou presque ne parle que de l’altercation qui s’est produite le 20 juillet 2021 à Bafoussam entre des policiers et Nourane Fotser, députée PCRN (Parti Camerounais pour la Réconciliation Nationale).

Les forces de l’ordre avaient barré une voie à l’entrée Nord de la capitale régionale de l’Ouest. La raison, le gouverneur Awa Fonka Augustine était présent dans une mosquée de la place pour la prière marquant la célébration de la fête de la Tabaski. La parlementaire a essayé de forcer le passage. Mais un officier a perdu ses nerfs, prononçant des propos injurieux à l’encontre de la jeune femme et allant même jusqu’à la bousculer.

Pour le journaliste Jean Bruno Tagne, ce comportement est inadmissible. Le directeur général de Naja TV, une chaîne spécialisée dans la production et la diffusion des contenus numériques, a réagi ce 21 juillet sur sa page Facebook à travers un message. Il compare notamment cette scène à une autre similaire produite en France en 2018, et où le policier avait gardé son calme.

Voici son message:

«La République des policiers

Voici deux scènes dans deux environnements différents avec des policiers dans l’exercice de leurs fonctions.

D’un côté on a un policier calme, professionnel et d’un sang-froid héroïque face à l’agressivité d’un député. Ledit flic a par la suite porté plainte et eu gain de cause…

De l’autre côté, on a des policiers frustrés, excités comme des puces, qui foncent tels des chiens enragés vers une dame qu’ils couvrent d’injures publiques et de menaces devant son mari et ses enfants. C’est indigne.

Il faut qu’on explique aux gens que la violence, quel que soit le cas n’a pas de place dans la société, surtout venant des fonctionnaires de police dont la responsabilité première est de nous protéger.

La facilité avec laquelle certains policiers cassent la gueule aux citoyens pour un oui ou un non est symptomatique de l’impunité dont ils bénéficient malgré ces actes de barbarie à répétition. L’Etat de droit ne tolère pas cette agressivité inutile et bête».

Auteur:
Fred BIHINA
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