Cameroun – Évènements de Genève/Calixthe Beyala (Écrivaine): «La Brigade Anti-sardinards nous rappellent étrangement un groupuscule du temps d’antan qui se faisait appeler les Brigades Rouges»

Par Claude Paul TJEG | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 09-Jul-2019 - 15h17   7143                      
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Calixthe Beyala, invitée de "L'Arène" - Yaoundé, 19/02/2017 Capture d'écran
Selon l’écrivaine, le mode opératoire de la Brigade Anti-sardinards ressemble étrangement à celui du groupuscule terroriste les Brigades Rouges, qui sévissait en Italie dans les années 1970

Il était inéluctable voire carrément impossible, que la multi-recompensée écrivaine camerounaise Calixthe Beyala, ne réagisse pas elle aussi, aux manifestations anti-biya organisées par des activistes camerounais réunis au sein de la Brigade antisardinards, à Genève en Suisse le 29 juin dernier. Elle qui par le passé, a plusieurs fois manifesté son aversion contre les actions menées par cette organisation  née au lendemain de l’élection présidentielle 2018, et farouchement opposée au regime de Paul Biya. Le 04 juillet dernier, dans un billet publié sur sa page Facebook, elle y est également allée de sa condamnation. Mais, contrairement à de nombreuses personnalités de la sphère politique et sociale camerounaise qui, au lendemain des événements de Genève, ont sans discernement cloué au pilori la brigade anti-sardinards, Calixthe n’a pas condamné l’acte de manifester en lui-même. Car selon elle «les manifestations contre les chefs d’Etats en Occident sont un classique… et nous en avions vu de ces manifestants scandant des propos hostiles contre un tel chef d’Etat, ou de Gouvernement pour X ou Y raisons. On en a vu des milliers passer au fil des décennies, déroulant et déployant leurs banderoles, leurs yeux farouches, convaincus de leur si bon droit» a-t-elle déclaré

Ce qui semble avoir declenché son courroux, c’est le mode opératoire des manifestations de Genève, qui à en croire l’écrivaine, ressemble étrangement à celui du groupuscule terroriste les Brigades Rouges, qui sévissait en Italie dans les années 1970. «Jamais on en a connu de manifestants violents comme ceux de samedi dernier, ceux de Suisse, affrontant la police de leur pays d’accueil. Jamais on en a connu des cherchant par tous les moyens à acceder à l’hôtel du Chef de l’Etat, prêts à griffer, à faire du mal au premier passant, d’ailleurs ils l’ont fait. Non des comme ceux de samedi dernier restent inconnus dans nos registres de militants de ces moults causes noires que nous nous plaisions à défendre. Ceux de Suisse nous rappellent étrangement un groupuscule du temps d’antan qui se faisait appeler les Brigades Rouges» pense t-elle

Auteur:
Claude Paul TJEG
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