Cameroun – Condamnation de Sisiku Ayuk Tabe/Grégoire Owona: «La justice à mon humble avis a fait son travail, rien que son travail»

Par Peter KUM | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 24-Aug-2019 - 14h38   4740                      
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Grégoire Owona, Secrétaire général adjoint du Comité central du RDPC Archives
Le ministre du Travail, de la Sécurité sociale et secrétaire général adjoint du RDPC, se dit déçu par l’analyse faite par Jean Jacques Ekindi, Joshua Osih et Son Eminence le Cardinal Christian Tumi.

Grégoire Owona qui est l’un des plus fidèles collaborateurs du Président de la République, Paul Biya, est sorti de sa réserve pour répondre à ceux qui estiment que les leaders séparatistes ne méritent pas une peine aussi lourde.

S’adressant le 23 août 2019 au Cardinal Christian Tumi, Joshua Osih et Jean Jacques Ekindi, le ministre Grégoire Owona relève qu’il a noté avec « une grande déception » leur analyse « du verdict de la justice relatif au procès de ceux qui ont pris les armes contre le Cameroun, notre patrie, et qui nous font compter déjà de nombreux morts, de nombreux déplacés, des hôpitaux brulés, des écoles incendiés ».

Dans son message envoyé à ces personnalités à travers les réseaux sociaux, le membre du Gouvernement dresse un bilan triste des atrocités commises dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest par les sécessionnistes. Pour Grégoire Owona, la justice a bien tranché le procès de ces personnes ceux qui ont pris le maquis et le quittent pour tuer, piller, détruire les villages…

« La justice à mon humble avis a fait son travail, rien que son travail. Pourtant les voies de recours sont ouvertes et nombreuses. Le pardon existe certes mais on doit le demander. Le Chef de l’Etat ne l’a-t-il pas conseillé à ses compatriotes d’une façon générale ? Mais peut-on demander de tout oublier à ce stade ? ou de libérer avec tant de preuves réunies ? après tant de violences ? », se demande le membre du Gouvernement.

 Le secrétaire général adjoint du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC)  invite ces leaders politique ou religieux à prendre le recul nécessaire et éviter de parler de façon excessive et violente de « verdict ridicule », de « simulacre de justice », de « grosse farce ».

« Nous avons besoin de douceur, de calme et de sérénité pour construire la paix et entrez définitivement dans ce dialogue que nous implorons tous, avec une rentrée des classes sereine en Septembre pour la jeunesse de notre pays et la paix des cœurs pour tous ! », plaide le ministre Owona.

Auteur:
Peter KUM
 @mafanypet
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