Cameroun - Coopération: Le mal que la fermeture de la frontière Cameroun–Guinée Equatoriale fait aux deux peuples

Par Wilfried ONDOA | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 25-Jun-2019 - 17h18   2286                      
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Ville de Kye Ossi Archives
Le quotidien Mutations le démontre dans un reportage concocté dans son numéro paru ce 25 juin 2019.

Le Cameroun étant considéré comme la mamelle nourricière d’Afrique Centrale, la fermeture de l’une de ses frontières terrestre plombe son économie et fait beaucoup de mal à ses voisins, ses meilleurs clients. Pour le démontrer, Mutations en kiosque ce 25 juin 2019, a consacré un de ses articles de l’édition de ce jour, à la frontière Cameroun – Guinée Equatoriale, qui subit des fermetures à répétitions.

«L’économie en peine», c’est le titre de cet article. Ici, le journal présente l’importance de la libre circulation des biens et des personnes dans cette zone; il parle également de la galère des populations suite aux mouvements de fermeture de la frontière entre le Cameroun et la Guinée Equatoriale.

Certains camerounais ont fait de la vente des vivres aux ressortissants de la Guinée Equatoriale et du Gabon, leur spécialité. Kyé-Ossi est une zone agricole. La ville est limitrophe au Sud par la Guinée Equatoriale et à l’Est par le Gabon. Cette situation géographique est un avantage non négligeable dans les échanges avec les pays voisins. Notre confrère raconte que dans cet arrondissement du département de La vallée du Ntem, on cultive uniquement pour revendre aux équato-guinéens et aux gabonais.

«Quand on a fermé la frontière, la ville s’est vidée. Il y avait uniquement les Bamouns venus du Noun qui sont restés pour faire du bends-skin. Les agriculteurs ne produisaient plus. Le marché local ne payait pas», déclare un habitant de la ville dans les colonnes du journal.

Le journal continue en disant que,  dans le principal marché de la ville, «ce sont les équato-guinéens qui traversent pour venir faire des achats en grande quantité. Avec la frontière fermée, l’argent se faisant rare, le coût de la vie a augmenté. Tous les prix ont grimpé dans la ville».

Du côté des Equato-guinéens, les plaintes sont aussi grandissantes: «Nous nous approvisionnons toujours au Cameroun. C’était un calvaire chez nous. L’agriculture n’est pas très développée en Guinée, donc nous étions obligés de nous tourner vers d’autres pays pour importer et ça nous coûtait très cher», raconte une jeune équato-guinéenne au reporter de Mutations.

Wilfried ONDOA

Auteur:
Wilfried ONDOA
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