Cameroun - Didier Badjeck (chef de la division communication au ministère de la défense): «Lorsqu’il y a un attentat qui se produit il y en a peut-être quinze qui ont été évités, neutralisés».

Par Pierre Arnaud NTCHAPDA | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 13-Aug-2017 - 18h28   5402                      
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Colonel Didier Badjeck Capture d'écran
Selon ce communicateur des armées, les forces de défense camerounaise ont une organisation qui leur permet d’avoir de bons résultats sur le front de la lutte contre Boko Haram.

Le colonel Didier Badjeck était l’invité de l’émission « Sans Rancune » diffusée le 11 août 2017 sur la télévision panafricaine Vox Africa. Le chef de la division communication au ministère de la défense a parlé de l’action des forces armées nationales sur le front de l’Extrême-Nord. Là où elles s’emploient à mettre hors d’Etat de nuire la secte Boko Haram. L’officier supérieur l’armée de l’air a levé un pan de voile sur les méthodes des militaires camerounais. « Nous changeons fondamentalement de stratégie à chaque fois que nous remarquons qu’en face ça a changé. De l’autre côté il y a quand même un cœur stratégique. Il y a des  fois ils peuvent vous attaquer sur plusieurs points donnant l’impression qu’ils ont gagné en intensité. Alors que ce n’est pas le cas ».  

Didier Badjeck  que le Cameroun a associé deux types de guerre : la techno guerre et la guerre rustique. Elles se font dit-il, avec des militaires qui savent aller au front, qui sont sur le terrain, qui sont bien constitués physiquement, moralement, psychologiquement mais aussi des moyens d’observation « quand même exceptionnels ». Il cite alors les « Squad Eagle » qui décollent d’un aéroport-base de lancement  qu’il refuse de nommer ici. « Ils décollent de ce point, font le tour, essaient d’avoir des repérages pour travailler la nuit », apprend-t-on.

Le colonel Badjeck cite parmi les atouts des forces armées camerounaises engagées sur le front de l’Extrême-Nord le professionnalisme. « L’armée camerounaise est une armée extrêmement professionnelle. Tous les domaines d’emploi de notre armée sont sur le terrain. Toutes les armées et toutes les armes sont sur le terrain. Cela participe du concept d’inter harmonisation qui est une émanation de la réforme de 2001. Vous pouvez être rassuré qu’il y a une telle organisation. Aujourd’hui nous avions des régions militaires interarmées c’est pour faire jouer toutes les armées à l’intérieur d’un seul commandement pour être capable d’avoir le plus rapidement l’effet final recherché. C’est ce qui se joue là aujourd’hui. C’est pour cela qu’on parle de résilience », explique-t-il.

La force de l’armée camerounaise réside aussi dans sa capacité à traquer les kamikazes et déjouer leurs attentats. Le colonel Didier Badjeck fait savoir un nombre impressionnants de bombes humaines ont été mises hors d’état de nuire. « Ne vous attendez pas à ce qu’on sanctuarise totalement le territoire. Il y aura souvent des escarmouches. Nous nous y attendons. Je dois dire que l’effet psychologique est extrêmement grand lorsqu’il y a un attentat qui se produit. Mais ce qu’on ne sait pas c’est que lorsqu’il y a un attentat qui se produit il y en a peut-être quinze qui ont été évités, neutralisés ».

Auteur:
Pierre Arnaud NTCHAPDA
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