Cameroun: Une marche du principal parti d'opposition empêchée

Par Agence France Presse | AFP
Yaoundé - 09-Jun-2019 - 13h02   8318                      
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Maurice Kamto, président du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), le 30 septembre 2018 à Yaoundé AFP/Archives/MARCO LONGARI
Le principal parti d'opposition camerounais a assuré samedi que les forces de l'ordre avaient empêché une manifestation organisée pour exiger la libération de son président et de centaines de

Le principal parti d'opposition camerounais a assuré samedi que les forces de l'ordre avaient empêché une manifestation organisée pour exiger la libération de son président et de centaines de ses partisans.

"Notre marche a été étouffée dans l’œuf ! Plusieurs dizaines de personnes ont été interpellées dans des quartiers autour du lieu de la marche", a déclaré le secrétaire à la communication du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), Sosthène Médard Lipot.

Dans la zone où devait se tenir la manifestation, les policiers étaient présents en nombre, selon plusieurs habitants du quartier interrogés par l'AFP.

"Aux abords de la poste centrale (lieu annoncé de la manifestation, ndlr), il n’y avait aucune rue sans présence policière", a déclaré à l'AFP l'un d'eux, qui a requis l'anonymat.

Les partisans du MRC avaient prévu de descendre dans la rue pour exiger la libération de leur président, Maurice Kamto, candidat malheureux à la présidentielle d'octobre, arrêté fin janvier et écroué depuis avec plus de 150 de ses partisans.

Samedi dernier, environ 350 autres sympathisants du MRC ont été arrêtés lors d'une marche.

Depuis, une centaine a été libérée mais son vice-président, Mamadou Mota, interpellé ce jour là, n'a toujours pas été relâché, tout comme 250 autres personnes, selon le MRC.

Interdites par les autorités camerounaises, des marches sont organisées par le MRC depuis la présidentielle d'octobre, que ce parti qualifie de "hold-up électoral", après la proclamation de résultats donnant son candidat Maurice Kamto deuxième après le président Paul Biya.

Mi-février, Maurice Kamto et plusieurs de ses partisans avaient été présentés devant le tribunal militaire de Yaoundé, où une information judiciaire pour "hostilité contre la patrie" et "insurrection", entre autres accusations, a été ouverte à leur encontre.

Leurs avocats ont saisi début avril le groupe de travail sur la détention arbitraire des Nations unies.

Début mars, l'Union européenne, puis l'ONU et les Etats-Unis s'étaient déjà interrogés sur le bien-fondé de la procédure contre M. Kamto.

La France s'est dite récemment "très préoccupée" par la situation de Maurice Kamto.



| AFP

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