Cameroun - Portrait: Amadou Ali, l’une des grandes figures du Renouveau

Par Daniel TCHIO | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 27-Sep-2022 - 23h57   8452                      
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Amadou Ali Archives
Décédé le 27 septembre 2022 des suites de maladie, le défunt a occupé des postes stratégiques au sein du régime du président Paul Biya tout en assurant les victoires de son parti, le RDPC, lors des différentes échéances électorales dans la région de l’Extrême-Nord.

Le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) est en deuil. Depuis le 27 septembre 2022, le parti au pouvoir a appris avec peine la disparition du ministre Amadou Ali, l’un des membres du comité central et figure de proue de cette formation politique dans la région de l’Extrême-Nord du pays. Au-delà de sa chapelle idéologique, c’est le pays tout entier qui perd un haut commis de l’Etat des suites de maladie. A 79 ans, Amadou Ali s’en va après avoir marqué son époque.

C’est en 1943 qu’il voit le jour à Kolofata, département du Mayo-Sava, dans la région de l’Extrême-Nord du Cameroun. Diplômé de l’Ecole nationale d’administration et de la magistrature (ENAM), il suit également un cycle international d’administration à l’institut international d’administration publique de Paris. Fort de ses différents acquis, il va entamer une longue carrière dans l’appareil administratif du Cameroun. Entre 1971-1972, il est nommé 1er adjoint préfectoral de Ngaoundéré. De 1972 à 1974, le natif de Kolofata est directeur de l’organisation du Territoire au ministère de l’Administration territoriale. Amadou Ali va voir sa carrière prendre une embellie au fil des ans. En 1974, il occupe le poste de secrétaire général du ministère de la Fonction publique jusqu’en 1982.

Il débarque au palais d’Etoudi en 1996 comme secrétaire général de la présidence de la République avec rang et prérogatives de ministre, cumulativement avec ses fonctions de Secrétaire d’Etat à la Défense. De 1997 à 2001, il est ministre d’État délégué à la présidence chargé de la Défense puis ministre d’État, chargé de la Justice, garde des Sceaux de 2001 à 2004. Charismatique et peu disert, le ministre Amadou Ali, va faire les grandes Unes des journaux en 2011 suite à des propos qu’il aurait tenus lors d’un entretien en 2009, au sujet de l’après-Biya, avec l’ancien ambassadeur des Etats-Unis au Cameroun, Janet Garvey. Wikileaks avaient rapporté ses propos au grand désarroi de la classe politique. Le tôlé était général. Il avait résisté aux critiques sans plier.

Pilier du pouvoir, il a joué un rôle important dans les victoires du RDPC dans sa région d’origine. Nommé vice-premier ministre le 8 décembre 2004, Amadou Ali était ministre chargé des Relations avec les Assemblées dans les gouvernements Yang II et III depuis 2011. Il n’est pas superflu de rappeler qu’il a joué un rôle dans l'opération d'assainissement des finances publiques.

 

 

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Auteur:
Daniel TCHIO
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