Cameroun: Cabral Libii en colère contre le MRC, Maurice Kamto et les journalistes

Par Pierre Arnaud NTCHAPDA | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 15-Apr-2019 - 14h52   15235                      
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Cabral Libii Capture d'ecran
Sur Vision 4 le 12 avril 2019, le fondateur du mouvement Onze millions a indexé ses détracteurs dont certains qu’il accuse d’avoir recruté des marabouts pour le tuer.

Cabral Libii, a eu du mal à contenir sa colère le 12 avril 2019 sur Vision 4. L’invité de l’émission Décryptage s’est emporté contre ceux qui le critiquent, l’insultent et l’accusent depuis la période qui a précédé l’élection présidentielle du 7 octobre 2019 et après. Il a confié     que beaucoup de Camerounais ne l’ont pas écouté à cause de ce qui a été dit sur son compte. Il a indexé le MRC,  son leader, ses collaborateurs et les partisans de cette formation politique qu’il a accusé de le haïr.  « Allez dire au MRC que j’ai pris acte de la haine. Quand je dis le MRC j’ai pris le temps de réunir les preuves. Vous aurez beau dire : « le président Kamto n’a jamais parlé de vous, encore qu’il l’a fait, me traitant de « cadet irrévérencieux » un de ces quatre. Mais lorsque votre vice-président traite votre concurrent de tous les noms d’oiseaux. Lorsque votre conseiller à la communication traite votre concurrent de tous les noms d’oiseaux, lorsque vos directeurs de campagne disent toutes sortes d’inepties sur votre concurrent, lorsque vos militants racontent toutes sortes de sottises et de bêtises sur votre concurrent vous n’êtes pas obligé d’ouvrir la bouche. Soit votre silence est complice soit vous en êtes l’instigateur », a-t-il déclaré la colère dans le geste. « Je ne crois pas qu’on doit construire un pays de haine », a-t-il encore dit, ajoutant que ceux qui le détestent en sont  arrivés à aller voir des marabouts pour lui ôter la vie. Il n’y a pas que les concurrents politiques qui énervent Cabral Libii Li Ngué. Certains journalistes sont dans son viseur. Il les met d’ailleurs en garde.

«J’ai dit aux gens qui me croisent dans la rue que c’est la toute dernière fois qu’un journaliste me pose encore des questions sur une affaire d’argent que j’aurais reçu (…) Arrêtez de raconter du n’importe quoi aux citoyens qui attendent des solutions à leurs problèmes. Monsieur Obama (l’intervieweur), s’il y a vos collègues ou vos confrères qui regardent. C’est la dernière fois que sur un plateau, si c’est encore le cas je me lève, je rentre chez moi. Des questions sur des histoires d’argent, des questions sur des ragots de sous-quartiers des sauvageries qu’on colporte partout parce qu’on n’a rien à faire. Désormais quand vous m’invitez, vous me posez de questions de fond. Moi je pense le Cameroun. Je passe ma journée à travailler avec mes équipes nous pensons le Cameroun », a-t-il martelé.

Auteur:
Pierre Arnaud NTCHAPDA
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