Cameroun - Climat Politique: Selon Me Emmanuel Simh (Vice-président du MRC»: «Il y a un acharnement contre le MRC»

Par Béatrice KAZE | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 17-Apr-2019 - 23h53   2841                      
4
Me Emmanuel Simh, avocat du MRC archives
Le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun estime que le ministre de l’Administration Territoriale, Paul Atanga Nji qui a récemment interdit les manifestations du parti, a outrepassé sa compétence.

Le 5 avril dernier, le ministre de l’Administration Territoriale, Paul Atanga Nji a formellement interdit les manifestations du MRC prévues les 6 et 13 avril dernier, confirmant ainsi que les activités de ce  parti sont scrutées à la loupe par le pouvoir de Yaoundé.

Loin d’être courroucé par les sorties du MINAT,  le vice-président du parti de Maurice Kamto, Me Emmanuel Simh, s’est dit satisfait de la décision prise par le MINAT en ce sens qu’ «il conforte l’idée qu’on a depuis à savoir que ce régime est monolithique où il est interdit de s’exprimer sinon on se cache», peut-on lire dans le quotidien le jour édition du 15 avril 2019.

La décision du ministre Atanga Nji a été attaquée par le MRC. Au regard des vices de forme et de fond relevés, au sein du parti, on est sûr d’une chose, «le MINAT ne peut pas gagner ce procès. Il est incompétent en matière d’interdiction d’une réunion. Il a outre passé sa compétence car on interdit une réunion publique par un arrêté et non par un communiqué comme l’a fait le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji».

Pour, Me Emmanuel Simh, il y a un acharnement contre le MRC. «L’acharnement politique avec l’interdiction de nos activités, l’acharnement policier avec l’arrestation et l’arrestation judiciaire avec les embastillements et les séquestrations», soutient-il.

 Dans la foulée, le PADDEC de Jean De Dieu Momo a tenu un «giga» meeting à Douala en toute sérénité ce 13 avril, sans l’intervention des forces de maintien de l’ordre et de sécurité. Pour le Vice-président du MRC, on doit laisser tout le monde manifester. Des demandes de manifestation continueront à être déposées: «Je dis à ceux qui sont en face de nous, qu’on n’a pas peur…C’est une affaire politique. On se sert juste de la justice pour essayer de régler des comptes».

Auteur:
Béatrice KAZE
 @T_B_A
  • E-mail 0
  • Google+
  • Tweet
  • Partagez
Dans la même Rubrique