Cameroun - Crise postélectorale: Jeune Afrique affirme que Maurice Kamto a été libéré après « d'intenses négociations » avec des émissaires de Paul Biya

Par Pierre Arnaud NTCHAPDA | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 05-Oct-2019 - 17h43   14116                      
33
Maurice Kamto Archives
Le site Internet du journal panafricain croit savoir que le leader du MRC a voulu faire relâcher Ayuk Tabe, Jean-Marie Atangana Mebara et Marafa Hamidou Yaya.

La libération de Maurice Kamto, ses alliés et nombre de militants de son parti ce 5 octobre 2019 seraient la conséquence de négociations. Dans un article publié sur son site Internet ce samedi, Jeune Afrique rapporte que  ceci « est le fruit de plusieurs jours de négociations en coulisses ».  Notre confrère basé à Paris indique tout a commencé mi-septembre 2019, à l’initiative de la présidence de la république du Cameroun. « Deux émissaires ont pris contact avec Maurice Kamto, arrêté le 26 janvier dernier à la suite d’une manifestation organisée à Douala, et détenu depuis à la prison principale de Yaoundé.Les deux personnalités étaient porteuses d’une proposition de sortie de crise comportant l’élargissement de l’opposant en échange de l’engagement de ce dernier à renoncer à contester la réélection de Paul Biya lors de la présidentielle du 7 octobre 2018 », croit savoir Jeune Afrique .

Ayant accepté de recevoir se visiteurs Maurice Kamto va conditionner la poursuite des discussions seulement si l’arrêt des poursuites profiter aussi à ses compagnons de la coalition constituée autour de sa candidature. Les émissaires vont présenter ses exigences à la présidence et obtiennent quitus. « Paul Biya consent à libérer Michèle Ndoki, Alain Fogué, Christian Penda Ekoka et Albert Dzongang », rapporte jeuneafrique.com. Qui signale que « les discussions ont été plus compliquées s’agissant de Paul Eric Kingué. Le pouvoir a essayé de maintenir en détention le bouillant ancien directeur de campagne du candidat du MRC lors de la dernière présidentielle ». Et pour cause. « Certains caciques n’ont pas digéré les menaces de cet ancien maire de Njombé-Pendja, qui fut – déjà – condamné à perpétuité à la suite de sa participation présumée aux émeutes de 2008, avant d’être acquitté au bout sept ans de détention par la Cour suprême. Finalement c’est bien tout l’état-major du MRC qui a été libéré », précise jeune Afrique.

Le journal du Franco-Tunisien Béchir Ben Yahmed ajoute que Maurice Kamto a également tenté d’obtenir la libération de leaders anglophones, dont Sisiku Ayuk Tabe, le président autoproclamé de l’« Ambazonie », ainsi que celles des  anciens secrétaires généraux de la présidence, Jean-Marie Atangana Mebara et Marafa Hamidou Yaya, dans l’intention, déclare un de ses proches,  de « faire baisser les tensions et ramener l’apaisement ».

Jeune Afrique signale que « de tous ceux qui étaient détenus avec Maurice Kamto Parmi camerounais, seuls Penda Ekoka et Alain Fogué semblaient au courant des négociations en cours avec la présidence ». L’on apprend également que l’épouse de Maurice Kamto prépare la fête de la libération de son époux et ses compagnons depuis la soirée du 4 octobre. « On sait cependant que, depuis vendredi soir, une armée de cuisiniers s’activent à la résidence de Maurice Kamto pour préparer les célébrations de sa remise en liberté », écrit JA.

 

Auteur:
Pierre Arnaud NTCHAPDA
 @t_b_d
Tweet
Facebook




Dans la même Rubrique