Cameroun - Évènements de Bamenda: Le Social Democratic Front demande la tenue d’une conférence nationale

Par Josiane Rose NDANGUE | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 30-Nov-2016 - 05h35   66330                      
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Ni John Fru Ndi, Président du SDF Archives
Les Sénateurs et les Députés de cette formation politique ont aussi marché. Pour eux les émeutes de Bamenda et les autres manifestations de rue sont la conséquence du dilatoire et du refus de négocier des hiérarques du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais.

C’est une information que relaie l’édition du 29 novembre 2016 du quotidien Le Jour. L’ensemble des parlementaires du Social Democratic Front (SDF) a abandonné l’hémicycle le 28 novembre dernier en pleine session budgétaire. Ils ont décidé de se rendre dans la ville de Bamenda Région du Nord-Ouest soulignant au passage que les intérêts de leurs électeurs sont menacés. Ces parlementaires du SDF qui ont eux aussi marché pensent que les émeutes de Bamenda et les autres manifestations de la rue sont «la conséquence du dilatoire et du refus de négocier des hiérarques du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais». Ils demandent la tenue d’une conférence nationale. Cela était bien indiqué sur leurs pancartes.

«Non à la violence lors des manifestations», «le fédéralisme est la seule solution», «le problème anglophone est réel au Cameroun», pouvait-on lire sur des pancartes portées par ces élus du peuple venus de tous les coins du Cameroun. S’adressant au millier de personnes rassemblées, ils ont clairement demandé par la voix du Député Tchinda Fobi, député de la circonscription de Bamenda, la convocation d’un dialogue national: «nous demandons une conférence nationale pour le problème anglophone au Cameroun», écrit Le Jour.

En date du 27 au 29 novembre 2016, ont-ils indiqué à Marcel Niat Njifenji président du Sénat et Cavaye Yéguié Djibril président de l’Asssemblée Nationale, ils veulent «appréhender les griefs majeurs des populations». Le quotidien Le jour rapporte que Jean Tsomelou et Joseph Lukong Banadzem qui ont signé la lettre de mise en congé, respectivement comme président du groupe parlementaire SDF au Sénat et à l’Assemblée nationale, expliquent la nécessité d’une «descente sur le terrain (...) afin d’y faire suite en ce qui nous concerne, en parfaite connaissance de cause». Sur place, ils ont choisi de forcer la main au Gouvernement. Après des «échanges nourris avec le Gouverneur du Nord-Ouest», dixit Étienne Sonkin.

Le Jour raconte que les parlementaires auxquels se sont joints d’autres élus du parti au poing levé ont pris la direction de la place des fêtes de Bamenda, pour tenir un meeting avec le Chairman, Ni John Fru Ndi, en présence des autorités.

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Auteur:
Josiane Rose NDANGUE
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