Cameroun - Hilaire Nzipang (Mouvement progressiste): «Nous demandons purement et simplement à monsieur Clément Atangana, immédiatement, de démettre Monsieur Biya de ses fonctions de président national du RDPC»

Par Pierre Arnaud NTCHAPDA | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 12-Feb-2018 - 16h45   10002                      
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Hilaire Nzipang capture d'écran
Le conseiller municipal de la mairie de Douala 1er soutient que « les fonctions du président de la République sont incompatibles avec toute autre fonction publique, élective ou toute activité professionnelle ».

L’un des sujets abordés le dimanche 11 février 2018 dans le programme de débat « Droit de réponse » était la mise sur pied du Conseil constitutionnel cette semaine. A ce sujet, l’un des panélistes, Hilaire Nzipang a commenté la constitution promulguée depuis janvier 1996. Le conseiller municipal de la mairie de Douala 1er pour le compte du Mouvement progressiste (MP) parti que dirige Jean-Jacques Ekindi, déclare par exemple que l’acte de naissance d’une République qu’est la constitution ne s’écrit pas progressivement et qu’il aurait été bon que l’on arrête la date de la mise en place de toutes les institutions.  « Dans la forme progressive on s’est rendu compte qu’il y a pas mal de problèmes dans la mise en application de ces dispositions de loi », argue-t-il. Non sans applaudir l’avènement  du conseil constitutionnel qui « en lui-même est bien pour laisser respirer une démocratie ».  

Ceci en ce qu’il s’assure de la conformité des  lois en adéquation avec  la constitution et les institutions, ajoute-t-il avant de dérouler ses attentes sur la question.  « Les dispositions de l’article 7 de notre constitution sont tout à fait claires qui renforcent ou qui définissent les pouvoirs du président de la République. L’alinéa 4 de cet article va être suffisamment débattu et je lis l’article : «  les fonctions du président de la République sont incompatibles avec toute autre fonction publique, élective ou toute activité professionnelle. Il s’avère que le président de la République à son élection est président national du RDPC. Il y a un débat de fond qu’il faut clarifier. Le Conseil constitutionnel doit se prononcer sur cette disposition de l’article. Donc nous demandons purement et simplement à monsieur Clément Atangana, immédiatement de démettre Monsieur Biya de ses fonctions de président national du RDPC. On ne saurait être président de la République  et prétendre à d’autres fonctions électives. C’est un débat de clarification qui vaut son pesant d’or et je pense que le Conseil constitutionnel vient à point nommé », déclare l’opposant.

Hilaire Nzipang se réjouit des possibilités qui s’offrent désormais aux partis de l’opposition. Il indique qu’ils peuvent  « saisir le Conseil constitutionnel en occupant le perchoir ou avoir le 1/3 de l’effectif dans les assemblées qui lui permet de le faire ». Il dit que de ce fait les prochaines élections législatives et municipales sont capitales pour avoir au moins le 1/3 « surtout que l’âge du capitaine est avancé ».       

 

Auteur:
Pierre Arnaud NTCHAPDA
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