Cameroun: Le MRC annule les marches blanches prévues les 02 et 09 février 2019

Par Adeline ATANGANA | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 02-Feb-2019 - 05h01   9620                      
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Marche du MRC a Bafoussam Facebook
En annonçant ce contretemps, Mamadou Mota, le 1er vice-président du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun, parti politique de l’opposition, appelle les militants du MRC à rester mobilises en attendant des nouvelles instructions.

A l’initiative du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun et malgré l’interdiction des autorités administratives, une marche blanche était prévue sur l’ensemble du territoire national ce samedi 02 février 2019 pour dire « Non au hold-up électoral, Non au hold-up de la paix dans les Régions du Nord-Ouest et Sud-Ouest, Non au hold-up des fonds publics sous couvert de l’organisation de la CAN 2019 ».

Mais, à la surprise générale, Mamadou Mota, le 1er vice-président du MRC a publié en fin de soirée d’hier, un communiqué pour informer de l’annulation des manifestations de ce samedi, et même celles projetées pour le samedi 09 février 2019.

«Les marches prévues le 2 et le 9 février 2019 sont annulées et reportées à une date ultérieure. Le Mrc appelle toutefois les militants à rester mobilisés pour des nouvelles instructions.» a laconiquement écrit Mamadou Mota sans donner les raisons de cette annulation subite.

Cependant, sur les réseaux sociaux, le bureau du mouvement des jeunes de ce parti, explique ce contretemps. « En raison de certaines informations qui nous sont parvenues à la dernière minute, pour la sécurité de nos compatriotes détenus et du fait que l'administration aurait en projet avec l'aide de certaines personnes de dissoudre notre parti républicain le MRC, les marches prévues ces 2 et 9 février sont suspendues jusqu'à nouvel ordre. Restez serein. Ne lâchez rien ».

Avant l’annonce de cette annulation, les pouvoirs publics avaient déjà déployé sur le terrain, les forces de maintien de l’ordre. Des hommes en tenue avaient déjà réprimé la première marche blanche du samedi 26 janvier 2019. Les personnes interpellées à Douala, Yaoundé, Bafoussam, Dschang et Bafang, sont emprisonnées ou gardées à vue à Dschang et à Yaoundé, y compris le leader Maurice Kamto et les activistes Célestin Djamen, Christian Penda Ekoka, Engelbert Lebon Datchoua, Albert Dzongang.

Leur neutralisation, est sans doute pour beaucoup dans la suspension des marches blanches.

Auteur:
Adeline ATANGANA
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