Cameroun - Législatives 2020: Le RDPC accuse l’UNDP de fraude et exige l’annulation partielle des élections dans le département de la Vina (Adamaoua)

Par Yannick A. KENNE | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 12-Feb-2020 - 19h38   3730                      
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Des caciques du RDPC dans la Vina. Droits réservés
Les députés sortants du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais, parmi lesquels le milliardaire Ali Bachir, ont saisi le Conseil Constitutionnel afin que les résultats du scrutin soient annulés dans certains arrondissements du département.

Le Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC) est aux abois dans le département de la Vina, region de la l’Adamaoua. Le parti du flambeau accuse l’Union Nationale pour la Démocratie et le Progrès (UNDP) de Bello Bouba Maïgari, de «corruption et fraude» et exige l’annulation du scrutin dans certains bureaux de vote dans les arrondissements de Ngaoundéré 1er, 2ème et 3ème, ainsi que de Nyambaka.

Une requête des députés sortants RDPC, Zoubaïnatou Salihou épse Mohamadou Bassirou, Koulagna Abdou et Hamadou Ali Bachir, a été déposée ce mercredi 12 février 2020 au Conseil Constitutionnel, et dans laquelle ils égrènent un chapelet de récriminations formulées à l’encontre de l’UNDP, visiblement bien partie pour supplanter le RDPC dans la Vina aux législatives.

Ils accusent le parti de Bello Bouba de n’avoir pas respecté l’heure limite de clôture de la campagne électorale. «Ce parti n’a pas cru devoir arrêter comme les partis concurrents à l’instar du RDPC, sa campagne électorale le samedi 8 février à minuit. En effet, cette formation politique a poursuivi sa campagne jusqu’à 2H30min du matin, rompant ainsi l’équilibre devant résulter du traitement égalitaire des candidats», peut-on lire dans la requête.

Sur les allegations de corruption, les anciens sortants du parti au pouvoir croient savoir que l’UNDP a excelé dans «l’achat des consciences des électeurs», contre «une retribution financière». Ces pratiques qu’ils dénoncent avec des pièces à conviction qu’ils disent détenir pour étayer leurs accusations, avaient cours de manière ostensible devant les bureaux de vote. Ils regrettent par ailleurs que ces scènes se soient déroulées en presence des forces de l’ordre, qu’ils taxent de complices de ces agissements peu orthodoxes.

«Quant à la fraude, elle s’est profusément exprimée par des manoeuvres déloyales, astuces et tromperies multiples et multiformes, utilisées par les agents de l’UNDP», indiquent-ils. 

Il importe de préciser que la proclamation des résultats des législatives incombe au Conseil Constitutionnel dans les 20 jours au plus tard, suivant la fin du scrutin. Aussi, la loi électorale donne aux candidats ayant relevé des irrégularités pendant le processus, de saisir le Conseil au plus tard 72 heures après la clôture du scrutin.

Auteur:
Yannick A. KENNE
 @yanickken39
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