Cameroun – Libération de Mamadou Mota: L’artiste Kareyce Fotso célèbre la sortie de prison de l’homme politique

Par Claude Paul TJEG | Cameroon-Info.Net
YAOUNDE - 06-Feb-2021 - 11h53   14248                      
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Kareyce Fotso et Mamadou Mota Kareyce Fotso
Cette dernière s’est rendue devant la prison centrale de Kondengui pour attendre que ce cadre du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun sorte.

Après vingt mois derrière les barreaux, Mamadou Yacouba Mota a été libéré aux premières heures du vendredi 5 février 2021. Devant la prison centrale de Yaoundé où il était incarcéré, de nombreux soutiens  l’attendaient. Des militants du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun, des sympathisants du parti, des conseils et une autre personne dont aurait certainement jamais soupçonné la présence à cet endroit et surtout à cette heure. Il s’agit de l’artiste musicienne Kareyce Fotso. L’auteur de «Poyou» a tenu à vivre de ses propres yeux la levée d’écrou de l’homme politique. Après l’avoir rencontré et discuté quelques instants avec lui, Kareyce a ensuite partagé sa joie avec ses nombreux fans sur Facebook.

«Je ne voulais pas qu'on me raconte l'affaire ci .Moi-même j'étais devant la prison pour vivre la sortie de mon tonton. Je viens de me réveiller hein, j’ai dit à ma mère, Ma’a griffe moi un peu. Je suis sortie dans la nuit ? Oui pourquoi, je t’ai vu rentrée tôt ce matin. Heinnn ! Ma’a ok, donc c'est vrai ? Walaï ! Quand je me. Suis réveillée ma tête faisait genre, est ce que j" ai rêvé ? Est-ce que vrai vrai ? Il est sorti? Tonton de moi ou beuh mbè», a-t-elle écrit  sur Facebook.

Comme on pouvait s’y attendre, la sortie de Kareyce Fotso n’a pas été appréciée par une frange de l’opinion, farouchement opposée au militantisme subversif que mène Mamadou Mota et son parti le MRC. Face aux nombreuses attaques qu’elle a reçues, l’artiste a tenu à apporter quelques précisions concernant sa démarche.

«L’humain est au centre de mes priorités .comme j'ai levé la voix pour m'indigner pour Ayafor. Je n'ai pas pu trouver le sommeil après l'assassinat des enfants de Ngarbuh. Le regard de cet enfants criblé de balles sur le dos de sa maman continue de me hanter l'esprit. C’est avec le même humanisme que j'ai fait un appel à parrainage pour la scolarité de nos enfants déplacés du Nord-Ouest et Sud-Ouest. Ou encore pour leur apporter un sourire pendant les fêtes de fin d'années. Vous avez adhéré à l'appel à solidarité autour de la maladie de notre jeune frère Assomo Mbita Marius paix à son âme. Les enfants tués à Kumba , alors qu'ils ne cherchaient qu'une chose s'instruire .J’étais au chevet des victimes de l’accident de train d'Eseka avec ma guitare et ma voix pour apporter du réconfort

Pour mon Anniversaire le premier février j'ai encore été guidé par mon cœur pour aller le fêter avec les orphelins du Bon Berger à Nkoabang. Je me suis déplacée pour les victimes de Ngouaché. Il y a tant d'autres engagements etc. Puis la nuit du 04 au 05 février, j'étais là aussi devant la prison centrale de Yaoundé. Je ne voulais pas rater cet instant, il fallait que je sois là quand cette porte allait s'ouvrir et que je le vois sortir Mamadou Mota», a-t-elle écrit.

 

 

 

Auteur:
Claude Paul TJEG
 @T_B_D
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